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La spectroscopie pour mieux suivre les interactions homme-robot

En termes d’interactions homme-robot, les chercheurs ont mis en place une nouvelle approche impliquant la spectroscopie. L’objectif de cette étude est d’obtenir un meilleur suivi des interactions entre les deux acteurs.

Alors que de plus en plus d’industries font travailler des robots à côté des travailleurs humains, certaines d’entre elles se sont rendu compte de l’importance du suivi des interactions homme-robot. La collaboration entre ces deux acteurs a commencé avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

Collaboration homme-robot : bénéfique pour les industries, inquiétant pour les salariés

La majorité des industries qui se sont tournées vers la robotique se base sur le fait que les robots sont fiables et productifs. Mais d’un autre côté, il y a aussi la volonté humaine qu’il faut prendre en compte, sans oublier l’inquiétude des salariés quant à leur avenir. Seront-ils un jour remplacés par les robots industriels ?

Bien que les robots soient fiables, la collaboration homme-robot doit toujours faire l’objet d’un suivi. Le niveau de confiance des humains face aux comportements de ces machines étant important, le suivi et l’analyse demeurent encore difficiles en raison de leur subjectivité. Et c’est ce que la Texas A&M University tente de résoudre par le biais de l’intervention de ses chercheurs.

L’homme aurait plus confiance aux robots quand il se fatigue

Une série d’études a été menée par le Dr Ranjana Mehta dans le but de mesurer le niveau de confiance que l’homme vis-à-vis des robots industriels et de l’intelligence artificielle. Les recherches portaient plus sur les interactions homme-robots dans des conditions de travail critiques.

« Les études que l’on menait consistaient à identifier comment les facteurs comme la fatigue ou les états de stress pouvaient influencer le niveau de confiance de l’homme aux robots. Cependant, on a découvert un autre facteur pouvant impacter les interactions homme-robot au sein d’une entreprise. D’après nos analyses, les salariés ont plus confiance aux robots quand ils se fatiguent. Ce sera donc une question fondamentale que devraient se poser les chercheurs. Autrement dit, nous devrions nous concentrer davantage sur les autres facteurs comportementaux de l’être humains vis-à-vis des robots », affirme le Dr Mehta.

La spectroscopie devrait donner les réponses à ces questions

C’est au sein du laboratoire du Dr Mehta que tout se déroule. Une spectroscopie va en effet capturer l’activité cérébrale des salariés en collaboration avec des robots industriels. Les résultats montraient que les hommes ont moins confiance aux robots quand ceux-ci présentent des défaillances. La cause serait en relation avec l’activation des régions des cortex frontal, moteur et visuel.

« Quand on a passé à d’autres analyses avec des robots ne présentant aucun signe de défaillance, les résultats de l’analyse des signatures neuronales étaient différents. Elles montraient des conclusions différentes de celles que l’on a obtenu avec des machines moins fiables », ajoute le Dr Mehta. Ce qui veut dire que la méfiance des hommes ne venait pas des robots en question. La cause serait plutôt liée aux comportements des machines.

Cela dit, l’intégration de la robotique ne fait que renforcer les capacités humaines à faire confiance aux robots industriels. La crainte est de ce fait une simple subjectivité.

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