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Un biocapteur à base de carbone révolutionne la robotique contrôlée par la pensée

Un biocapteur à base de carbone pour la robotique contrôlée par la pensée

Ce nouveau biocapteur donne un nouvel élan à la science de la robotique contrôlée par la pensée.

Des chercheurs de l’Université Technologique de Sydney (UTS) ont développé une nouvelle approche qui devrait aboutir à de nouvelles avancées des interfaces cerveau-machine. Le biocapteur à base de carbone résout les défis auxquels les chercheurs étaient confrontés jusqu’ici.

Le rôle d’un biocapteur dans la robotique contrôlée par la pensée

L’interface cerveau-machine est un domaine de recherche qui vise à permettre aux humains de contrôler des ordinateurs ou des robots par la pensée. Pour y parvenir, elle utilise des biocapteurs qui détectent les signaux électriques émis par le cerveau. Ces signaux sont transcrits par un ordinateur qui les transforme en commande pour le contrôle des robots. Autrement dit, l’interface cerveau-machine est le biocapteur constituent les bases de la robotique contrôlée par la pensée.

Une équipe de chercheurs de l’UTS, dirigée par le professeur Francesca Iacopi, a mis au point un nouveau biocapteur à base de carbone. Celui-ci se constitue de multiples fines couches de carbones résistantes appelées graphènes épitaxiés sur carbure de silicium.

Selon le professeur Iacopi, ce matériau se caractérise par une grande compatibilité et une forte capacité conductrice. Combiné au silicium, il a permis de créer un biocapteur plus résistant et plus robuste.

Une avancée majeure pour les chercheurs

Il ne s’agit pas du premier biocapteur à base de graphènes épitaxiés sur carbure de silicium utilisé dans la robotique contrôlée par la pensée. Néanmoins, les dispositifs conçus jusqu’ici étaient généralement conçus pour un usage unique. La principale raison est que le contact avec l’humidité, notamment la sueur, corrode ces biocapteurs. Pour résoudre ce problème, les chercheurs de l’UTS ont développé un biocapteur plus résistant et réutilisable.

Par ailleurs, il arrive qu’un capteur résiste au contact de la peau empêchant ainsi la détection des signaux cérébraux. La professeur Iacopi explique que leur dispositif a réussi à obtenir une réduction de plus 75 % de cette résistance.

Ce nouveau biocapteur à base de carbone permettrait donc de recueillir des signaux plus fiables. Il pourrait être utilisé pour les technologies de conduite autonome ou encore dans d’autres domaines comme la défense.

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