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COVID-19 : l’IA a permis d’identifier le gène ADAM9 spécifique aux formes graves

L'IA a contribué à la découverte du gène ADAM9, responsable des formes graves

D’après une récente étude appuyée par l’IA, le gène ADAM9 serait impliqué dans l’évolution vers les formes graves de COVID-19.

Alors que la vie commence peu à peu à reprendre son cours, nous ne sommes pas réellement sortis de l’auberge. La pandémie continue de faire des victimes de causer des soucis économiques. Du côté des chercheurs, les travaux continuent pour comprendre le virus afin de mieux lutter contre lui. La découverte du gène ADAM9 par l’IA pourrait bientôt aider à réduire le nombre de cas critiques de COVID-19.

La lutte continue

Partout dans le monde, le bilan de la COVID-19 est lourd, et nous ne sommes pas encore parvenus à combattre complètement la maladie. Peut-être parce que les scientifiques n’ont pas toujours réussi à cerner le problème. En effet, même s’il s’agit d’un seul virus, le nombre de variants et les différences de symptômes ne leur facilitent pas la tâche.

Certes, certains patients réagissent différemment au virus en raison de leur état de santé déjà fragile. Le diabète, l’hypertension, l’obésité, les maladies cardiaques, etc. font qu’elles sont plus à risque que d’autres. Cependant, même chez les personnes en bonne santé, les symptômes ne sont pas les mêmes. Certains n’en présentent aucun, tandis que d’autres affichent un état grippal. Les cas plus critiques présentent des difficultés respiratoires, voire même un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA).

En se penchant sur la question, et en s’appuyant sur l’IA, des chercheurs ont identifié cinq gènes, dont ADAM9, qui seraient impliqués dans les formes graves de COVID-19.

ADAM9, un gène impliqué dans la COVID-19 et découvert par l’IA

L’étude a rassemblé des scientifiques de l’INSERM et de l’université de Strasbourg ainsi que des cliniciens-chercheurs du CHU de Strasbourg. Elle consistait à analyser un ensemble de données-patients. Les chercheurs ont effectué l’étude sur une cohorte de patients non concernés par les facteurs de comorbidités. Ainsi, ils ont découvert que le SDRA était associé à un important état inflammatoire et à un emballement du système immunitaire.

Ils ont collaboré avec l’institut d’IA de l’institut biotechnologique Genuity Science de Boston. Au cours de l’étude, ils ont identifié un réseau de 600 signatures géniques spécifiques aux formes graves de la maladie. L’algorithme d’IA a révélé que cinq d’entre eux, dont ADAM9, sont surexprimés chez les patients gravement atteints de COVID-19.

Ayant également été identifié comme une cible thérapeutique candidate, bloquer le gène ADAM9 permettrait alors de réduire la réplication de virus dans les cellules. Mais pour le moment, ces résultats restent à confirmer.

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