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La DARPA présente son nouveau projet RACER

Le projet RACER de la DARPA

Le concept de véhicules autonomes prendra bientôt une autre dimension avec RACER, le nouveau projet de la DARPA.

Certains constructeurs automobiles peinent encore à parvenir à un niveau d’autonomie complet. Et quand ils auront atteint leurs buts, nous nous attendons sûrement à voir des véhicules sans conducteurs dans les rues. Mais pour la DARPA, l’objectif n’est pas la route telle que nous la connaissons.

RACER : les véhicules robotisés selon la DARPA

La DARPA a annoncé son nouveau projet appelé RACER, an acronyme pour Robotic Autonomy in Complex Environments with Resiliency. Il s’agit en effet d’un projet visant à déployer des véhicules robotisés là où il n’y a pas de routes. Le projet explorera les limites de la technologie en termes de mécanisme et de sécurité. Selon la DARPA, les algorithmes d’autonomie se sont largement amélioré et sont assez fiables pour les environnements bien structurés et prévisibles, autrement dit les routes.

Mais c’est une autre histoire pour les véhicules militaires qui empruntent des sentiers plus difficiles. À partir des avancées en matière de capteurs et de perception, le projet RACER cherche donc à développer une approche spécifique aux nouveaux environnements.

Une course à la technologie

Dans le cadre du projet, la DARPA a engagé trois équipes dont l’Université Carnegie Mellon, le laboratoire JPL de la NASA et l’Université de Washington. Chaque équipe a reçu des véhicules (buggy tout-terrain) et des fonds pour développer chacune leur technologie d’autonomie.

Le projet implique deux séries d’expériences de dix jours à intervalles de six mois. Les véhicules sont dotés des mêmes capteurs, de la même puissance de calcul et de la même infrastructure ROS. Aux équipes donc de développer leurs propres logiciels et algorithmes.

La première expérience débutera en mars au Centre national d’entraînement de Fort Irwin en Californie. Pour la première phase, les véhicules devront parcourir environ 5 km à une vitesse moyenne de 18 km/h. Il va sans dire qu’ils seront testés sur des terrains difficiles sous différentes conditions environnementales.

Les équipes recevront des coordonnées GPS pour leur indiquer les limites du parcours. Elles ne pourront, cependant, pas utiliser une localisation externe ou une information préexistante. Seuls un GPS ou carte topographique à une résolution de 1:50 000 seront autorisés.

Ensuite, les équipes entameront la phase 2 avec des véhicules améliorés. Les parcours seront de 15 à 30 km avec une objectif de vitesse moyenne de 29 km/h.

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