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L’évolution des puces informatiques guiderait l’avenir de la synthèse des gènes

Synthèse des gènes et puces informatiques

La synthèse des gènes pourrait bientôt aboutir à la création de la vie artificielle. En attendant, ces chercheurs étudient l’évolution de ce domaine en se basant sur une comparaison avec celle des puces informatiques.

La biologie et la science informatique sont deux domaines très distincts. Mais pour un professeur et un étudiant de l’université de Cincinnati, une comparaison des évolutions de chaque branche respective a permis de faire une prédiction sur l’avenir de la science.

Une étude comparative des puces informatiques et de la synthèse des gènes

Selon le professeur Andrew Steckl, les progrès en matière de synthèse des gènes pourraient bientôt aboutir à la production de gènes synthétiques à grande échelle. Afin de créer un modèle prédictif, il s’est basé sur l’évolution des puces et logiciels informatiques, avec un de ses étudiants, Joseph Riolo. La création du modèle visait donc à mieux comprendre la biologie synthétique.

Les études comme celles-ci pourraient contribuer à la création de nouveaux biocarburants ou de nouveaux traitements médicaux. La comparaison des puces informatiques et de la synthèse des gènes portait sur les langages de codage biologique et numérique en termes d’alphabet, de mots et de phrases. Quant à la prédiction, elle se concentre principalement sur la vitesse et les coûts de production.

Créer une vie artificielle ?

En termes de prix, le coût de l’édition et de la synthèse de gènes est en baisse depuis une douzaine d’années. Les chercheurs estiment alors que synthétiser un génome humain coûterait actuellement près de 1 million de dollars. Pour une bactérie synthétique, 4 000 dollars devraient suffire. Cela les encourage à poursuivre les recherches en biologie synthétique.

Tout comme les puces et les logiciels informatiques ont trouvé application dans tous les domaines de la science, la synthèse des gènes pourrait prendre la même trajectoire. Néanmoins, pour ce qui est de créer de la vie artificielle, les chercheurs ne s’avancent pas trop sur la question. Il ne s’agit pas uniquement de pouvoir le faire ou non, d’après Andrew Steckl. D’autres considérations éthiques, d’ordre philosophique ou religieux, doivent également entrer en compte.

Quoi qu’il en soit, l’étude suggère que la biologie synthétique et la bio-ingénierie pourraient devenir « la prochaine avancée technologique humaine d’époque après la microélectronique et l’internet ».

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