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L’IA serait-elle plus intelligente que l’humain ?

Humain vs IA plus intelligente

Dernièrement, un scientifique, spécialiste des protéines, a mené une étude comparative entre l’IA et l’humain pour voir si cette première est capable de devenir plus intelligente. Au terme de son expérience, il en a déduit que la réponse était oui.

Plus d’une vingtaine d’années, c’est ce que Vikas Nanda a consacré dans l’étude des subtilités des protéines. Pendant plus de deux décennies, ce scientifique de Rutgers a voulu de comprendre comment les acides aminés présents dans les protéines peuvent-ils déterminer s’ils peuvent se transformer en autre chose. Il a également étudié les étapes d’autoassemblage des protéines pour former des substances de plus en plus complexes.

Opposer l’intelligence artificielle à l’intelligence humaine

Face à l’idée de confronter l’être humain à une intelligence artificielle, Vikas Nanda figurait en tête de liste des participants. L’objectif était alors de comparer les capacités humaines à comprendre la conception et l’autoassemblage des protéines et les capacités prédictives de l’IA.

Les résultats obtenus permettraient de définir laquelle des deux parties serait la plus intelligente au point de réussir à prédire et à identifier les séquences de protéines qui peuvent se combiner. Selon Nanda et ses collègues incluant des chercheurs du laboratoire National d’Argonne, le match était très serré. Finalement, le duel a été remporté d’une poile par l’intelligence artificielle.

« Nous nous sommes intéressés davantage sur l’autoassemblage des protéines »

« Dans le but de concevoir des produits médicaux et industriels révolutionnaires, nous nous sommes intéressés davantage à l’autoassemblage des protéines. Notamment les catalyseurs en ce qui concerne les produits chimiques et les tissus artificiels pour les plaies », affirme Nanda. « Bien que nous étions expérimentés, l’IA a réussi là où nous avions échoué », ajoute-t-il.

Plusieurs acides aminés constituent les protéines et sont reliés bout à bout pour former des chaînes. Celles-ci viennent ensuite à se replier pour pouvoir former des molécules dont les formes sont plutôt complexes. Chaque protéine a alors une forme et des acides aminés différents. Ce qui leur permet de déterminer leur utilité, autrement dit, ce qu’ils vont faire.

Le professeur Nanda elle s’engage dans la création de séquences servant à leur tour de produire des protéines. Sa dernière réalisation relève de la conception d’une protéine synthétique pouvant rapidement détecter le VX. Ce dernier n’est autre qu’un agent neurotoxique très dangereux. Suite à cette découverte, on pourrait envisager un meilleur traitement.

L’IA serait plus intelligente que l’humain

Durant l’expérience, Nanda et son équipe devaient prédire quelles protéines (suivant une liste bien précise) pouvaient s’autoassembler. Les résultats de leurs prédictions étaient alors comparés à ceux d’un programme d’IA. Résultat : 11 protéines pour l’équipe Nanda contre 9 protéines pour l’IA.

Sur les 11 protéines choisies par les scientifiques, seulement 6 étaient susceptibles de s’autoassembler. Autrement dit, les humains ont trouvé 6 sur 9 protéines pouvant s’autoassembler. De ce fait, l’IA a obtenu un pourcentage plus élevé et s’est donc plus intelligente qu’un humain.

La principale cause de la faille de l’équipe s’expliquait par le fait qu’elle ait favorisé certains acides aminés. Ce qui induit naturellement vers de faux résultats contrairement à ceux obtenus par l’IA.

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