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Le Japon se sert de l’IA pour mettre fin aux campagnes de désinformation

Au Japon, on assiste à un renforcement des réponses à la désinformation avec l’aide de l’IA. L’idée serait de limiter la diffusion de fausses nouvelles dans tout le pays.

Le pays, à l’heure actuelle, ne dispose pas encore de moyens efficaces pour lutter contre la guerre cognitive malgré le fait que les campagnes de désinformation commencent à prendre de l’ampleur. D’autant plus que les fausses nouvelles circulent de plus en plus sur les réseaux sociaux et les autres canaux de communication. Pouvant entraîner une manipulation de masse et une scission de l’opinion publique.

Le Japon : un géant de l’IA qui rencontre encore des difficultés pour lutter contre la désinformation

Le Japon est connu pour son savoir-faire en technologie. Mais ironie du sort : il n’a pas encore les moyens de lutter contre les campagnes de désinformation. Aucun dispositif n’a été mis en place pour surveiller la diffusion de fausses nouvelles. Et l’État n’a pas encore instauré des réglementations par rapport à la pénalisation de l’ingérence électorale.

Un projet est en cours pour 2023. Le Japon envisage de mettre en place un système d’IA pour mettre fin aux campagnes de désinformation. L’objectif serait alors de collecter et d’analyser les informations publiées sur les réseaux sociaux. Mais aussi d’examiner comment les acteurs étrangers pourraient influencer l’opinion publique japonaise. Dans ce cadre, le système alimenté par IA va permettre de couvrir l’ensemble des informations destinées au public japonais. Tout en prenant en compte des renseignements pouvant altérer la vision qu’ont les pays étrangers vis-à-vis du pays.

De nombreux projets en cours pour

Le gouvernement japonais va mettre en place une stratégie en trois phases pour lutter contre les campagnes de désinformations grâce à l’IA.

IA contre la désinformation au Japon

En premier lieu, le gouvernement envisage de recruter des experts du secteur privé. Ils auront comme attribution d’identifier en amont les éventuelles fausses nouvelles pouvant circuler sur les réseaux sociaux. La prochaine étape consiste à mettre en place une cellule d’information d’ici 2030.

Ce n’est qu’après que la FDS maritime intégrera le programme avec la mise en place d’une unité de cybercriminalité et de communication.

Encore un blocage au niveau de la mise en place d’un système d’IA

Le plan d’action élaboré par le Japon et qui a été approuvé en décembre 2022 fait l’objet d’une réponse aux mesures prises par d’autres pays. Notamment la Russie et la Chine. Cette stratégie comprend plusieurs programmes, dont le renforcement de la capacité du pays à lutter contre la propagation des fausses nouvelles.

Mais selon Motohiro Tsuchiya, professeur en technologies de l’information, il y a un blocage quant à l’application des mesures que l’État a mises en place. « Il faudra envisager de collaborer avec Meta et les autres médias sociaux pour instaurer une réglementation permettant de bloquer la diffusion de fausses nouvelles. Cela parce que l’article 21 de la constitution freine partiellement le projet de réponse à la désinformation », a-t-il ajouté.

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