OpenAI survivra-t-elle sans Microsoft ? Ce n’est apparemment pas le cas si l’on se base sur les récents évènements. Aux côtés de Jony Ive, ancien designer d’Apple, le PDG d’OpenAI avait annoncé il y a près de deux semaines le développement d’un ChatGPT Phone. Mais il semble que Altman et Ive n’arrivent pas à comprendre leur dispositif et se confrontent aujourd’hui à des défis techniques qu’ils ne peuvent pas surmonter.
L’appareil en question aura la taille d’une paume et pourra répondre à chaque question de son utilisateur.
Mais OpenAI fait aujourd’hui face à certains problèmes qu’ils n’arrivent pas à résoudre. Le dispositif, considéré comme un ChatGPT Phone, gère mal la confidentialité.
Il rencontre également des difficultés par rapport à ses personnalités, tout comme GPT-5 d’ailleurs. Tous ces facteurs ont bloqué Altman et Ive et font retarder le lacement du dispositif.
Que faire avec ce dispositif ?
Conçu pour être à la fois posé sur un bureau ou transporté partout, ce dispositif ambitionne d’aller bien au-delà des enceintes connectées classiques comme Alexa ou Google Home.
Contrairement aux assistants vocaux traditionnels, cet appareil serait actif en permanence. Grâce à ses capteurs intégrés, il pourrait apprendre de l’utilisateur tout au long de la journée afin d’offrir une expérience plus fluide, plus personnalisée et surtout plus naturelle.
L’objectif d’OpenAI est clair. Ils veulent créer un compagnon numérique intelligent, utile, mais jamais intrusif.
Et l’appareil devrait aussi savoir quand intervenir et quand se taire, un équilibre encore difficile à atteindre dans l’univers de l’IA conversationnelle.
Mais même avec l’intervention de Jony Ive, OpenAI n’arrive toujours pas à lancer ledit dispositif pour plusieurs raisons.
Un élément difficile à équilibrer
Selon une source proche du dossier, le problème que rencontre OpenAI relève de sa difficulté à trouver le bon ton pour la personnalité du dispositif.
Et c’était d’ailleurs le cas avec GPT-5, mais je vous ai préparé un petit guide justement sur la personnalisation du modèle.
L’objectif de Sam Altman et de Jony Ive est donc d’éviter l’excès de politesse, la froideur excessive et les aides que les utilisateurs jugent trop envahissantes.
Il faut également trouver un moyen de préserver la fluidité des échanges tout en évitant de générer des réponses répétitives.
Comme le cas de Friend, l’assistant conversationnel à porter en pendentif que les utilisateurs jugent trop intrusif.
Ou aussi, le pin’s IA connecté de Humane dans lequel le PDG d’OpenAI a investi et qui n’a pas vraiment réussi à convaincre le public cible.
En tout cas, OpenAI ne s’avoue pas vaincu et décide de renforcer ses effectifs dans le hardware. L’entreprise a aussi acquis io pour ensuite, recruter plus d’une vingtaine d’anciens ingénieurs d’Apple sous la direction de Jony Ive.
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