Sora 2, le générateur de vidéos d’OpenAI, vient de sortir. Et les quelques vidéos générées qui ont fuité sont tout simplement folles. Le plus spectaculaire ? C’est gratuit — avec quelques fonctionnalités avancées payantes.
Une qualité qui dépasse l’entendement
Les quelques vidéos générées par Sora qui ont fuité sont juste folles. Oubliez les courtes séquences un peu bancales des concurrents. Sora produit des vidéos longues, cohérentes, avec une compréhension de la physique qui frôle la perfection.
Des mammouths dans la neige, une femme dans un Tokyo futuriste… les images sont si réalistes qu’il est presque impossible de faire la différence avec une vraie vidéo. Et cette prouesse, elle a un coût.
Le coût exorbitant du « calcul » vidéo
Générer une vidéo, c’est une autre paire de manches que de générer un texte ou une image. Ça demande une puissance de calcul infiniment plus grande.
Chaque seconde de vidéo, c’est des dizaines d’images. Et l’IA doit s’assurer que tout est cohérent. Faire tourner un monstre comme Sora, ça demande des milliers de puces NVIDIA dernier cri qui consomment une quantité d’électricité astronomique. Proposer un tel service gratuitement ? C’est tout simplement dingue.
La suite logique : un accès « Pro »
Du coup, le modèle économique, ce sera sûrement le même que celui de ChatGPT. Il y a une version gratuite légèrement limitée. Mais, ici, on a des vidéos jusqu’à 15 secondes à 1080 de résolution, mais avec la filigrane! La vraie puissance de Sora sera réservée aux abonnés « Pro ». Il faudra payer un abonnement mensuel pour des outils de contrôle plus fins.
Le risque de la désinformation à grande échelle
Et au-delà de l’argent, il y a la sécurité. Ne pas rendre Sora totalement gratuit, c’est aussi une question de sécurité. La capacité de cet outil à créer des « deepfakes » parfaits, des vidéos totalement fausses mais impossibles à déceler, c’est une arme de désinformation massive. Imaginez de fausses déclarations de politiques, de fausses preuves dans une affaire judiciaire… En rendant l’accès payant et traçable, OpenAI se donne les moyens de mieux contrôler les usages et de bannir les utilisateurs malveillants.
La nouvelle « fracture créative »
Mais cette approche, elle a un revers. En réservant le meilleur de la technologie à ceux qui peuvent payer, on risque de créer une nouvelle « fracture créative ».
D’un côté, les studios de cinéma, les agences de pub et les créateurs de contenu fortunés qui pourront utiliser Sora pour produire des œuvres d’une qualité inégalée. De l’autre, les créateurs indépendants et les amateurs qui devront se contenter d’outils moins performants. La révolution de la vidéo par IA a commencé et là, on passe à la vitesse supérieure.
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