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SpaceX, OpenAI, Anthropic, les IPO de 2026 font rêver, mais attention au mirage 

IPO SpaceX, OpenAI et Anthropic

L’annonce de l’introduction en Bourse (IPO) imminente de SpaceX, qui espère lever 75 milliards de dollars pour une valorisation record de 1 750 milliards de dollars, fait vibrer Wall Street en ce mois de mai. Aux côtés d’OpenAI et d’Anthropic, ces méga-introductions promettent des commissions historiques pour les banques. Pourtant, une étude financière majeure portant sur près de 1 000 IPO révèle un changement de paradigme brutal.

Entrer au capital de ces géants au moment de leur cotation n’offre plus la garantie de rendements fulgurants. Tout simplement puisque la valeur a déjà été massivement captée par les initiés.

Une croissance confinée au marché privé

Pendant des décennies, l’introduction en Bourse représentait le point de départ de l’expansion d’une jeune entreprise. Elle permet aux investisseurs particuliers de participer à la création de valeur, à l’image des parcours initiaux d’Amazon ou d’Apple. Mais ce modèle traditionnel est désormais obsolète.

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L’abondance des financements privés issus du capital-risque (Venture Capital) et du capital-investissement (Private Equity) permet aujourd’hui aux licornes de lever des milliards de dollars sans subir les contraintes des marchés publics. 

En conséquence, l’âge moyen des entreprises lors de leur IPO a plus que doublé. Une société franchissait le pas après environ quatre ans d’existence au début des années 2000. Ce délai a atteint près de dix ans en 2025. 

Et lorsqu’une entreprise comme SpaceX ou OpenAI arrive sur le marché boursier, sa phase de croissance exponentielle est souvent déjà achevée à l’abri des regards du public.

Le phénomène des cheap stocks est le jackpot des dirigeants

L’étude, qui a analysé les introductions en Bourse américaines sur la période allant de 2007 à 2022, met en lumière le mécanisme des options d’achat d’actions fortement décotées attribuées aux cadres dirigeants l’année précédant l’IPO.

Les données révèlent qu’en moyenne, le prix fixé lors de l’introduction en Bourse était 5,7 fois supérieur au prix d’exercice de ces options

C’est ce décalage massif qui crée un enrichissement immédiat et mécanique pour les initiés dès le premier jour de cotation. 

Et cette anomalie est particulièrement prononcée dans les structures soutenues par des fonds de capital-risque. 

Pour ces investisseurs de la première heure, l’IPO ne sert plus à financer le développement futur. Il fait office d’événement de liquidité pour encaisser des gains accumulés durant une décennie.

Le piège de la baisse de performance se crée après l’IPO

La distribution de ces options d’achat d’actions à bas prix influence négativement la stratégie à long terme des entreprises cotées. Une fois enrichis par l’introduction en Bourse, les dirigeants adoptent fréquemment un comportement d’aversion au risque.

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Selon l’étude, les entreprises qui distribuent le plus de « cheap stocks » affichent une réduction nette de leurs dépenses d’investissement (Capex). Mais aussi de leurs budgets alloués à la recherche et développement (R&D) après leur entrée sur le marché. 

En privilégiant une gestion prudente et stable plutôt qu’une expansion agressive, ces structures connaissent un ralentissement de leur croissance

Sur le long terme, les rendements boursiers de ces actions s’avèrent systématiquement inférieurs à la moyenne du marché.

En d’autres termes, acheter des actions de SpaceX, OpenAI ou Anthropic le jour de leur introduction en Bourse s’apparente davantage à financer la sortie des investisseurs historiques qu’à miser sur un nouvel eldorado financier.

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