Alerte ! Google vole vos photos et votre voix pour son IA

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L’évolution des technologies d’apprentissage nécessite une quantité phénoménale de données de manière continue. Et pour répondre à ce besoin, Google veut désormais exploiter les fichiers visuels. Ainsi que les enregistrements sonores que nous mettons en ligne afin de perfectionner son outil Gemini.

Concrètement, cette nouvelle orientation stratégique se traduit par une modification, bien que discrète, des conditions d’utilisation de la plateforme. 

En d’autres termes, Google vise à transformer nos interactions en matière première pour entraîner et développer son algorithmique.

Ce sont surtout les images, ainsi que nos enregistrements vocaux qui vont servir à l’optimisation de Gemini.

Mais il semble que les utilisateurs résidant dans l’UE soient exclus de cette collecte de données. 

Quels services de Google sont concernés par cette collecte ?

Le changement de politique de l’entreprise américaine cible spécifiquement les données transmises lors de l’utilisation des fonctions de recherche avancées. 

La numérisation des recherches visuelles

Lorsque vous utilisez l’application Google Lens pour identifier un objet, un monument ou un vêtement à partir d’une photographie, le cliché est envoyé sur les serveurs de la firme. 

Et selon les nouvelles directives, cette image peut être analysée et stockée pour apprendre à l’IA à mieux reconnaître les formes et les contextes visuels à l’avenir.

L’analyse des fichiers audio et des traductions

Le même mécanisme s’applique aux interactions sonores. Les extraits de voix enregistrés lors d’une recherche vocale ou les phrases dictées au sein de Google Traduction entrent dans le périmètre de cette collecte.

Google a officialisé cette pratique dans un message électronique envoyé à la fin du mois de juin. 

Elle y explique de manière transparente que les contenus multimédias enregistrés participent au développement de ses technologies de sécurité et de ses modèles linguistiques. 

Et pour convaincre les internautes, l’argument mis en avant est l’amélioration de la pertinence des futurs résultats de recherche. Ce qui n’est pas très convaincant de mon point de vue personnel. 

Pourquoi les utilisateurs européens échappent-ils à la mesure ?

Les analyses sur plusieurs comptes basés en Europe démontrent que la fonctionnalité n’est pas activée par défaut dans la région. 

Google ne mentionne pas non plus explicitement de distinction géographique dans sa communication officielle. Mais ce traitement différencié s’explique par des contraintes juridiques strictes.

En effet, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose un cadre très protecteur sur le territoire européen. 

Cette loi interdit le recyclage automatique des données personnelles pour un usage secondaire, comme l’entraînement d’une IA, sans avoir obtenu au préalable le consentement explicite et éclairé de l’utilisateur. 

Par conséquent, Google se voit contraint de restreindre le déploiement de son outil de collecte pour éviter de lourdes sanctions financières de la part des autorités de régulation européennes.

Comment bloquer l’exploitation de vos données personnelles ?

Si vous résidez en dehors de l’Europe ou si vous souhaitez simplement vérifier la sécurité de votre compte avant les modifications contractuelles prévues pour le 30 juillet prochain, vous pouvez désactiver cette option manuellement en suivant une procédure simple.

Accédez à l’historique d’activité

  1. Connectez-vous à votre espace personnel et rendez-vous dans le menu des paramètres de votre compte Google ;
  2. Naviguez jusqu’à la section intitulée « Historique des services de recherche » ou « Activité sur le Web et les applications ».

Désactivez l’enregistrement multimédia

Une fois dans ce menu, localisez l’option spécifique nommée « enregistrer les contenus multimédias ». 

Il vous suffit de faire basculer l’interrupteur sur la position « off » pour interdire définitivement à Google d’utiliser vos futures photos et enregistrements vocaux à des fins d’apprentissage.

Par ailleurs, si vous aviez déjà désactivé l’historique global de vos recherches par le passé, cette option spécifique n’apparaîtra pas. Cela confirmant que vos données restent protégées contre l’apprentissage automatique de Gemini.

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