C’est la nouvelle qui fait trembler tous les humoristes de la planète. Une étude très sérieuse vient de le prouver : ChatGPT serait devenu… plus drôle que les humains. Mais sérieusement, sauriez-vous distinguer une blague faite par ChatGPT de celle d’un humoriste ?
Pour en arriver là, les chercheurs ont mis en place un test simple
Ils ont demandé à un groupe d’humoristes d’écrire des blagues sur des thèmes précis. En même temps, ils ont demandé à ChatGPT de faire la même chose. Ensuite, ils ont présenté toutes ces blagues, sans dire qui avait écrit quoi, à un large groupe de personnes, en leur demandant de les noter.
Et le résultat a été sans appel
Non seulement les gens n’ont pas réussi à faire la différence entre les blagues humaines et celles de l’IA, mais ils ont même montré une légère préférence pour celles de la machine. L’humour de l’IA, jugé plus direct et plus universel, a fait mouche. Bref, l’IA a réussi le « test de Turing » de l’humour.

Alors, comment c’est possible ?
Cette prouesse n’est pas un hasard. L’humour, comme le langage, est une affaire de « patterns », de schémas. Une blague est souvent une structure bien définie : une mise en place, une surprise, un jeu de mots… En analysant des milliards de textes humoristiques, ChatGPT a appris à maîtriser ces structures à la perfection. Il est alors devenu une sorte de mathématicien de la blague.
Le test : saurez-vous les différencier ?
Alors, est-ce que vous, vous feriez la différence ? Voici deux blagues. L’une a été écrite par un humain, l’autre par une IA. « Pourquoi les plongeurs tombent-ils toujours en arrière du bateau ? Parce que s’ils tombaient en avant, ils seraient toujours dans le bateau. ». « J’ai demandé à mon GPS de m’emmener au meilleur endroit pour pleurer. Il m’a indiqué le chemin du travail. » La première, qui est basée sur une logique absurde, c’est un classique de l’humour humain. La seconde, qui joue sur le décalage entre la technologie et une émotion, este typique de ce que peut générer une IA.
La limite de l’IA : l’humour de situation et l’ironie
Alors, est-ce que c’est la fin des humoristes ? Pas si vite. Si l‘IA est excellente pour créer des blagues courtes et bien structurées, elle reste très mauvaise dans d’autres domaines. Elle a du mal à comprendre l’ironie, le sarcasme, l’humour de situation ou l’improvisation.
Son humour est « théorique ». Il est basé sur les données qu’elle a lues. Il lui manque ce qui fait le sel de l’humour humain : l’expérience vécue, la conscience du monde, et la capacité à rire de ses propres faiblesses. L’IA peut écrire une bonne blague; mais elle ne pourra jamais, comme un grand comique, nous tendre un miroir de notre propre humanité.
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