En 2026, l’intelligence artificielle devient un pilier incontournable de la fonction RH. Compétences, conformité et coopération IT-RH sont au cœur des priorités.
L’année 2026 s’annonce déterminante pour les directions des ressources humaines. Face à l’accélération des transformations numériques, l’intelligence artificielle devient un levier central. Elle joue un rôle clé dans l’organisation du travail, le pilotage des talents et la refonte de la relation employeur-employé. ADP anticipe les mutations majeures et partage ses observations sur les priorités RH à venir.
Réinventer les compétences à l’ère de l’intelligence artificielle
Avec la montée en puissance de l’IA, les entreprises revoient leur manière d’identifier, de développer et de mobiliser les compétences. Désormais, la priorité va à une analyse fine des savoir-faire existants et à venir, afin de mieux ajuster les missions aux exigences stratégiques. Selon une étude ADP, plus de 80 % des grandes organisations voient dans l’IA un moyen de fluidifier les processus, sans évincer les collaborateurs.
Cette dynamique pousse les services RH à adopter des outils capables de cartographier précisément les compétences et d’anticiper leur évolution. Dans ce mouvement, la place de la formation continue s’élargit, nourrie par l’envie d’impliquer davantage les salariés dans leur montée en compétence.
Une gouvernance renforcée pour une IA responsable
Alors que l’Union européenne avance sur la régulation de l’intelligence artificielle via l’AI Act, les entreprises devront se soumettre à des exigences accrues de transparence et de qualité des données. Ce virage réglementaire impose un nouveau regard sur la sélection des outils technologiques utilisés au quotidien. Pour Muriel Besnard, experte en droit social chez ADP, « anticiper les obligations de la directive européenne est essentiel pour rester conforme et attractif ».
Cette vigilance s’étend à d’autres chantiers structurants, comme la transparence des rémunérations, qui s’imposera d’ici 2027 aux structures de plus de 150 salariés. En parallèle, les organisations cherchent des moyens de conjuguer automatisation et supervision humaine afin d’éviter tout biais et de maintenir la confiance.
Vers une synergie RH-IT portée par l’IA agentique
La sophistication croissante des systèmes d’IA impose une collaboration accrue entre les départements RH et informatiques. L’essor de l’IA agentique change la donne. Elle optimise l’onboarding, sécurise les processus de paie et génère des recommandations stratégiques.
Pour en tirer le meilleur parti, les entreprises doivent garantir une gestion rigoureuse des données avec fluidité, sécurité et traçabilité. Aujourd’hui, deux tiers des grandes structures affirment avoir déjà instauré un cadre de gouvernance adapté. À mesure que l’IA s’impose dans le fonctionnement quotidien, les services RH et IT développent une collaboration étroite. Ils créent ainsi un environnement de travail agile, sécurisé et résilient.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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