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IA et emploi débutant : les managers intermédiaires face à une mutation du travail

transformation des postes juniors

La transformation des postes juniors s’accélère avec l’IA. Selon l’étude Cognizant-Pearson, 94 % des DRH prévoient de nouveaux emplois débutants d’ici cinq ans.

L’intelligence artificielle automatise des tâches jusqu’ici confiées aux jeunes diplômés. Cela complique leur accès à l’emploi. Pourtant, selon une étude conjointe de Cognizant et Pearson, cet effet pourrait être temporaire. Une grande majorité de responsables RH anticipe l’émergence de nouveaux postes de premier échelon, qui seront définis autour de la collaboration avec l’IA.

Les postes juniors vont-ils disparaître avec l’IA ?

Non si l’on se réfère à l’étude Cognizant-Pearson. 94 % des responsables RH s’attendent à ce que l’IA génère de nouveaux emplois pour les juniors au cours des prochaines années. L’automatisation de certaines tâches à faible valeur ajoutée, comme la saisie de données ou le traitement de documents, écarte certes les profils juniors de ces missions. Elle ouvre pourtant la voie à des fonctions nouvelles, centrées sur la supervision des systèmes automatisés.

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En pratique, un assistant administratif ne sera plus chargé de classer des fichiers, mais de piloter un assistant IA RH capable d’automatiser ces opérations. 96 % des professionnels RH interrogés estiment d’ailleurs que les postes de premier échelon vont évoluer vers des rôles de supervision et de gestion. Les postes juniors ne disparaissent donc pas, ils changent de nature.

Des compétences comportementales plutôt que des diplômes spécialisés

Pour accéder à ces nouvelles fonctions, les jeunes diplômés n’ont pas nécessairement besoin de formations très pointues. Selon l’étude Cognizant-Pearson, 97 % des recruteurs placent désormais trois compétences en tête de leurs critères : l’adaptabilité, la résolution de problèmes et le jugement humain.

Ce changement reflète une évolution plus large du marché. Les entreprises qui utilisent l’IA générative au service des RH recherchent des collaborateurs capables de travailler avec ces outils au quotidien. De même, l’IA dans le processus de recrutement tend à favoriser les candidats qui démontrent une capacité d’apprentissage rapide, que ceux qui possèdent un diplôme précis.

Les entreprises sont-elles prêtes à former leurs salariés pour s’adapter à l’IA ?

Pas encore. L’étude Cognizant-Pearson indique que 91 % des responsables RH constatent que  la demande de formation en IA de la part des employés est en hausse. Seulement 54 % des entreprises proposent pourtant ce type de formation en ce moment. 

60 % des organisations admettent en outre que leurs programmes d’apprentissage et de développement ne suivent pas le rythme des évolutions liées à l’IA. Ce retard pénalise en premier lieu les profils juniors, qui cherchent à acquérir des compétences pratiques pour rester employables sur un marché en pleine mutation.

Le rôle central des managers intermédiaires

Face à cette mutation, les managers intermédiaires occupent une place déterminante. Plus de 90 % des professionnels RH interrogés affirment qu’ils joueront un rôle crucial dans la redéfinition des postes et des méthodes de travail, selon l’étude.

Concrètement, ce sont eux qui accompagnent les équipes juniors dans la prise en main des outils d’IA. Ils ajustent les processus internes et font le lien entre la direction et les équipes opérationnelles. « À mesure que le travail évolue, les organisations les plus performantes chercheront moins à remplacer des tâches qu’à développer les compétences qui permettent aux humains et à l’IA de collaborer », indique Ali Bebo, Directrice des Ressources Humaines chez Pearson.

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