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L’essor de l’IA générative pousse 1 PDG sur 4 à licencier en 2024

Les progrès incessants de l’intelligence artificielle générative révolutionnent la manière dont les entreprises gèrent leurs activités au quotidien. Cette technologie leur permet d’automatiser un nombre croissant de tâches. Selon une enquête de PwC, cette avancée s’accompagne cependant d’une perspective moins positive en termes d’emplois. En raison de l’adoption de l’IA générative, plusieurs chefs d’entreprise dans le monde envisagent de réduire leurs effectifs au cours de cette année.

Des suppressions d’emploi au profit de l’IA

L’évolution de l’intelligence artificielle a suscité de nombreuses prédictions sur l’avenir du marché du travail. Par exemple, Elon Musk a déclaré lors du sommet de Londres que l’IA pourrait bientôt remplacer tous les emplois. Et cette prédiction semble se confirmer progressivement dans la réalité des entreprises.  

Le cabinet d’audit de conseil et d’audit  (PwC) a interrogé plus de 4700 chefs d’entreprise de 105 pays au sujet de leurs projets de licenciements liés à l’IA générative. 50 % d’entre eux gèrent des sociétés à succès générant un chiffre d’affaires dépassant les 100 millions de dollars annuels.  

Publié le 15 janvier, le rapport de l’enquête révèle que près d’un tiers des participants utilisent l’IA générative au sein de leurs entreprises. Et avec les gains d’efficacité associés à cette technologie, un quart des PDG interrogés envisagent de licencier au moins 5 % de leur personnel en 2024.

Des secteurs plus à risque

L’enquête de PwC montre que l’impact de l’IA générative sur l’emploi varie selon les secteurs. Les secteurs des finances (banque, assurance, marché de capitaux) semblent les plus concernés. Ceci, parce que cette technologie est particulièrement efficace dans l’analyse de données. Plusieurs métiers, tels que la comptabilité, peuvent être entièrement ou partiellement automatisés grâce à l’IA générative. Par exemple, cette technologie peut générer des contrats, extraire des données, etc. Les secteurs du divertissement et des médias seraient également touchés.

En revanche, ceux de la construction, des métaux et des mines, de la technologie et de l’ingénierie seraient moins impactés. La raison est que ces industries reposent grandement sur des métiers nécessitant une technicité et une dextérité humaine. Et cette technologie n’est pas encore capable de les remplacer.

L’IA génère aussi des embauches

Heureusement, cette étude ne présente pas uniquement des perspectives négatives. Elle rapporte que même si l’intelligence artificielle supprime des emplois, elle ouvre aussi de nouvelles opportunités.

« Bien que 14 % des PDG du secteur technologique prévoient de réduire leurs effectifs au cours de l’année prochaine en raison de l’IA générative, 56 % d’entre eux prévoient également d’embaucher en 2024. », indique le rapport.

L’IA continuera inévitablement de bouleverser le marché du travail. D’ici trois ans, 70 % des dirigeants s’attendent à ce que cette technologie provoque des changements majeurs dans leurs entreprises. Cette révolution oblige aussi les salariés à se remettre en question et à se former pour s’adapter. Quelques jours plus tôt, la directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a appelé les gouvernements à mettre en place des programmes pour accompagner les travailleurs impactés par l’IA.

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