65 % des travailleurs débutants utilisent l’intelligence artificielle au quotidien. Une adoption massive qui transforme déjà la performance et la satisfaction au travail.
L’intelligence artificielle s’impose déjà dans la vie professionnelle des jeunes actifs. D’après une enquête mondiale menée par Generation, 65 % des travailleurs débutants utilisent l’IA au quotidien ou presque, souvent sans formation préalable. L’étude, réalisée auprès de 5 500 répondants dans 17 pays, met en lumière des bénéfices concrets sur la productivité et la satisfaction, mais aussi des écarts d’adoption selon les genres, les secteurs et les économies.
Une adoption généralisée mais contrastée
Generation, organisation à but non lucratif spécialisée dans l’insertion professionnelle, a publié un rapport intitulé « AI at Work: A Global Entry-Level Perspective », avec le soutien de la MetLife Foundation. Ses résultats révèlent que les deux tiers des travailleurs débutants interrogés utilisent déjà l’IA. Plus de la moitié le font de manière autodidacte, tandis que d’autres bénéficient d’outils fournis par leur entreprise. Dans le secteur technologique, 89 % des jeunes actifs recourent à ces outils au moins une fois par semaine, et 37 % déclarent un usage quotidien.
L’écart entre hommes et femmes reste marqué : 76 % des hommes disent utiliser l’IA au travail contre 53 % des femmes, une différence qui se réduit dans le secteur technologique (86 % contre 80 %). En revanche, dans les métiers qualifiés ou liés à l’économie verte, l’adoption reste marginale, respectivement 10 % et 12 %. Ce contraste interroge sur l’accessibilité et la diffusion de ces technologies dans des professions moins digitalisées.
Des usages variés et perçus comme bénéfiques
Les usages recensés vont bien au-delà du simple support administratif. Dans la tech, 67 % des répondants exploitent l’IA pour des fonctions multiples : apprentissage (61 %), création de contenu (49 %) et gestion de tâches (44 %). Dans le service client et la vente, la création de contenu (43 %) et l’apprentissage (35 %) dominent. Même dans les secteurs où l’adoption reste faible, les pionniers utilisent l’IA pour développer de nouvelles compétences.
Les retours d’expérience sont largement positifs : 94 % des utilisateurs estiment que l’IA a amélioré leur capacité à accomplir leur travail, 91 % affirment qu’elle rend leurs missions plus agréables. « L’IA est en train de remodeler le lieu de travail », souligne Mona Mourshed, PDG mondiale et fondatrice de Generation. « Nous constatons que les employés débutants vont de l’avant, en utilisant des outils qui leur permettent d’apprendre plus rapidement, de travailler plus intelligemment et d’apprécier davantage leur travail. »
Un levier d’opportunités, mais encore des freins
Si l’enthousiasme est clair, un tiers des jeunes actifs interrogés n’utilise toujours pas l’IA. Pourtant, 72 % d’entre eux se disent intéressés. Les principaux freins identifiés concernent le manque de formation (30 %), l’incertitude sur les cas d’usage pertinents (30 %) et le manque de temps pour s’y initier (12 %). Ces obstacles traduisent un besoin d’accompagnement structuré, notamment dans les secteurs dans lesquels l’IA reste marginale.
Le rapport note aussi des disparités géographiques : dans les pays à revenus intermédiaires supérieurs, 70 % des répondants affirment que l’IA a considérablement amélioré leurs performances, contre seulement 49 % dans les pays à revenus élevés. Une dynamique qui rappelle que l’adoption de l’IA s’accompagne d’un enjeu d’équité mondiale. « L’IA peut être un multiplicateur de force pour les individus et les entreprises », rappelle Tia Hodges, PDG de la MetLife Foundation, qui soutient l’étude. Selon elle, la priorité est désormais de permettre à chacun d’accéder à ces technologies et d’en tirer parti, quel que soit son parcours.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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