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Qui est Laurent Alexandre ?

Laurent Alexandre

Laurent Alexandre est un docteur en médecine devenu futurologue et conférencier pluridisciplinaire. En multipliant ses interventions dans les médias, il parle d’un futur où la mort n’aurait plus le dernier mot.

Chirurgien, auteur, conférencier et influenceur, Laurent Alexandre intervient dans médiatiquement sur des sujets taillants. Connu pour avoir fondé Doctissimo, il est également spécialisé dans le transhumanisme et l’intelligence artificielle. Retraçons son parcours depuis les bancs de l’université à la remise en question de la mortalité humaine.

Laurent Alexandre : qui est-il ?

Laurent Alexandre est né à Paris le 10 juin 1960. Fils d’un médecin, il a également effectué 11 ans d’études en médecine à l’université Paris-IV pour devenir Docteur en chirurgie et urologue. Pendant son internat, il poursuit également ses études à Science Po, puis par le programme MBA de HEC en se formant dans le management d’entreprise. Il étudie également à l’ENA et va suivre des enseignements en économie et administration. Entre autres, son parcours universitaire était motivé par le désir de participer au système en tant que médecin.

Par ailleurs, Laurent Alexandre est aussi un auteur de romans et d’articles de revues (L’Express, Le Monde, We demain…). Il est à la fois un haut fonctionnaire, un entrepreneur, un chroniqueur et un militant politique.

Ses conférences concernent des sujets de pointe comme l’informatique, la génétique, les nanotechnologies, la biotechnologie, etc. Mais les sujets dans lesquels il est passé maître sont surtout le transhumanisme et l’intelligence artificielle.

Doctissimo

Dans les années 1990, Laurent Alexandre a créé une demi-douzaine de start-ups pour des services informatiques médicaux. En 1994, il fonde une première société de conseils, et un an plus tard, avec quelques associés, il crée Medcost.

Vers 1999, il cofonde le site Doctissimo avec Claude Malhuret, ex-directeur de Médecins Sans Frontières et des jeunes informaticiens. Il s’agit d’une plateforme grand public dédiée au domaine de la santé. Ayant su anticiper l’importance d’Internet, Doctissimo faisait partie des tout premiers sites internet à voir le jour avant la vague du web social 2.0. En 2000, le site est édité par Medcost qui le rachète en 2001 et sept années plus tard c’est le Groupe Lagardère qui acquiert à son tour Medcost.

Sa carrière

Une fois qu’il a achevé ses études à l’ENA, en 1994, il s’est fait une place dans un tribunal administratif jusqu’en 2002. Parallèlement, il a collaboré à de nombreux articles en urologie, sans pour autant faire de publication scientifique majeure. En 1997, il occupe la fonction de Secrétaire national de la Démocratie libérale.

Après le rachat de Doctissimo (2008), Laurent Alexandre abandonne la médecine. Présidant la société DNAVision et détenant la majorité de ses actions, il rachète la PME belge de séquençage d’ADN en 2009.

Vers la fin des années 2010, il détient des parts d’actions dans une quinzaine de sociétés en Europe. La plupart d’entre elles se développent dans les technologies NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).

Il s’investit aussi dans les médias. En septembre 2013, une de ses sociétés, le Groupe Hima récupère les parts du capital du groupe de marketing internet Hi-Media. Laurent Alexandre rachète également au même groupe 28 % du capital du journal La Tribune.

Enfin, il est membre de l’Académie des technologies ainsi que du club Le Siècle.

La présence de Laurent Alexandre dans les médias

Les années 2010 ont été marquées par une forte présence de Laurent Alexandre dans la presse audiovisuelle. Ses interventions étaient surtout axées sur l’aspect économique d’internet et l’avenir de la recherche en génétique.

De 2011 à 2018, il s’exprimait régulièrement dans la chronique « Sciences » du Monde. Parallèlement, il donnait également des interviews dans We demain, Valeurs actuelles, Causeur et sur FigaroVox. Jusqu’en 2019, il paraissait chaque semaine dans la chronique « Demain sera vertigineux » de L’Express.

Après cette époque, il a participé à des émissions télévisées, dont « En attendant demain » sur la chaîne Europe 1. D’autres plateaux télévisés, radios et médias en ligne comme ThinkerView et Konbini l’ont également reçu.

Toutefois, ses interviews n’étaient pas toutes destinées au grand public. En effet, Laurent Alexandre donnait des interviews plus confidentiels et moins consensuels, à savoir dans les médias de l’extrême droite et de la mouvance complotiste.

D’autre part, il est devenu l’un des plus grands conférenciers français de tous les temps. Ses conférences concernent notamment la génétique, les sciences médicales, la prospective, l’intelligence artificielle et IT, le transhumanisme, la politique ainsi que des formations.

La génétique selon Laurent Alexandre

Selon Laurent Alexandre, l’ADN est le principal déterminant du quotient intellectuel. Dans son darwinisme, il accorde une importance hors norme à la sélection génétique. Suite à une étude chinoise sur les variantes génétiques, il a affirmé que les futurs parents pourraient éventuellement sélectionner les meilleurs embryons. En effet, de selon lui, l’intelligence ne s’acquiert pas par l’éducation ni par la culture, mais par la génétique.

Son point de vue est largement critiqué par des scientifiques qui le qualifient d’« eugénisme ».

Laurent Alexandre, l’IA et le transhumanisme

À travers ses présentations et ses ouvrages, l’idée véhiculée par Laurent Alexandre est que l’IA finira par remplacer les humains. En effet, selon lui, grâce à son développement, les ordinateurs seront plus pertinents que les humains et cela entraînerait la suppression de centaines d’emplois.

Par ailleurs, il a également dénoncé les dirigeants politiques et leur manière de gérer la technologie. La démocratie serait menacée par l’IA, déclare-t-il dans un ouvrage qu’il a réalisé en collaboration avec Jean-François Copé, en 2019.

En termes simples, ce « futurologue » souhaite que le monde apprenne à combiner les compétences du cerveau humain avec l’intelligence artificielle.

Poursuivant cette idée de fusionner l’homme et la machine, Laurent Alexandre contribue, selon ses dires, au « diagnostic technologique des transhumanistes ». D’ailleurs, il est particulièrement fasciné par Nick Bostrom, le philosophe qui a fondé Humanity+

Il s’agit d’un mouvement qui soutient l’idée que la technologie améliorera les capacités de l’homme. Au-delà d’une intelligence augmentée, le corps, l’esprit et les sens seront également modifiés par les progrès de la science.

Ainsi, les transhumanistes pensent que les humains augmentés finiront par vaincre le vieillissement et les maladies.

« Le recul de la mort : vers une immortalité à brève échéance ? »

En 2011, Laurent Alexandre a écrit La Mort de la mort dans lequel il évoque des découvertes génétiques. Cet ouvrage présente également l’idée que la génération d’humains de l’an 2000 est capable de vivre plus longtemps.

En somme, pour tuer la mort, il faudrait avant tout que l’idéologie transhumaniste soit généralisée. Ensuite, les humains pourront commencer par rallonger leur durée de vie, voire dépasser les limites d’espérance de vie. Enfin, l’abandon du corps physique permettrait alors d’empêcher la mort de l’univers.

Paris, 2012, TEDx : Laurent Alexandre propose une conférence intitulée « Le recul de la mort : vers une immortalité à brève échéance ? ». Entre autres affirmations, il croit que la science permettra à l’humain de refaire l’univers et d’avoir un pouvoir infini.

Les ouvrages de Laurent Alexandre

En plus de l’entrepreneuriat et les interventions médiatiques, Laurent Alexandre s’est également lancé dans l’écriture de sciences-fictions vers le début des années 2010. Déjà dans ses premiers romans, il anticipe le transhumanisme.

Son premier roman, coécrit avec David Angevin et intitulé Google Démocratie (éd. Naïve) est sorti en 2011. L’histoire met en scène le fondateur de Google, Sergey Brin, en train de vaincre la mortalité.

Toujours avec David Angevin, il a écrit Adrian Humain 2.0, en 2013, et L’Homme qui en savait trop, en 2015, avec la participation de Robert Laffont.

En 2016, il publie avec Jean-Michel Besnier Les robots font-ils l’amour ? : le transhumanisme en 12 questions (éd. Dunod).

Les Éditions Jean-Claude Lattès

Ses prédictions sur l’avenir des humains et des machines ont également valu à Laurent Alexandre de produire plus que des romans.

La Mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité (2011)

Comme nous l’avons déjà vu plus tôt, ce livre de 425 pages explique comment la biotechnologie va bouleverser l’humanité. Laurent Alexandre analyse d’une manière plus claire et plus précise les termes du débat. Entre autres, l’ouvrage offre une vue d’ensemble sur les enjeux de la génomique, des nanotechnologies et de l’hybridation entre l’homme et la machine. Face à eux, les progrès médicaux ne seraient que des événements mineurs.

La Défaite du cancer (2014)

En termes de mortalité, le cancer est un des plus grands maux qui frappent l’humanité. Grâce aux technologies NBIC, le séquençage d’ADN sera bientôt plus accessible, d’après les textes de Laurent Alexandre. Ainsi, il suppose que la prédiction et la maîtrise du cancer seront bientôt possibles.

La guerre des intelligences. Intelligence artificielle versus intelligence humaine (2017)

Dans cet ouvrage, Laurent Alexandre nous invite à répondre à la question : l’IA finira-t-elle par dépasser les humains ? L’intelligence artificielle évolue à une vitesse étonnante. Il nous amène à repenser l’éducation face à l’émergence de la technologie.

L’IA va-t-elle aussi tuer la démocratie ? (2019)

Ce livre rassemble deux textes dont le deuxième est de Jean François Copé. La première partie relate comment Laurent Alexandre anticipe le futur bouleversement qui résulterait des progrès de l’IA. Dans la deuxième partie, Jean François Copé aborde des réponses et des solutions potentielles aux hypothèses de Laurent Alexandre.

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