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Est-ce que dans 5 ans l’auto-école servira encore à quelque chose ?

Les innovations technologiques révolutionnent nécessairement le monde. La dimension que l’Internet et les technologies comme l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle (VR) ont prise change radicalement certains secteurs. L’arrivée des voitures autonomes, la législation sur les plateformes d’apprentissage de conduite en ligne ont des impacts sur le secteur de l’auto-école. La question sur l’utilité des instructeurs et des auto-écoles elles-mêmes est donc légitime.

Réinventer l’auto-école avec la réalité virtuelle

Pour faire court, les innovations technologiques n’entament en rien le statut des auto-écoles. Elles les réinventent plutôt. En effet, la VR enrichit l’approche pédagogique des auto-écoles. Elle constitue un excellent outil pour permettre au conducteur de faire l’expérience de chaque danger.

La réalité virtuelle offre aussi des alternatives pour aborder les parties les plus difficiles des leçons de conduite. Ces situations présentent parfois des dangers dans la réalité. Pourtant, l’apprentissage de la conduite en VR ne représente aucun risque pour les autres usagers de la route.

Lors de cette expérience, l’élève sait que ses décisions ne génèrent aucun danger. Ce qui crée parfois un faux sentiment de sécurité et de responsabilité. Toutefois, en étant constamment présent, l’instructeur a pour mission de lui donner un aperçu de ce qui l’attend dans la réalité.

Mixer le réel et le virtuel

Les innovations technologiques ont apporté des changements qui font parfois peur les responsables des auto-écoles. Pourtant, l’introduction des simulateurs de conduite maintient toujours les moniteurs au cœur de l’apprentissage.

Le Code de la route exige toujours des heures de conduite réelle. Cela malgré l’augmentation des heures de conduite en réalité virtuelle. Et pour cause, la conduite dans la vie réelle ne dispose pas par exemple d’une commande réinitialisation en cas d’accident.

En outre, la VR facilite la tâche d’instructeur. Ses interventions deviennent plus efficaces grâce à des dispositifs qui le mettent à la première loge. Cela lui permet de guetter la réaction et les décisions de son élève lors de la conduite. Malgré l’évolution de l’équipement, la tâche d’un moniteur exige les mêmes compétences que dans la conduite réelle.

Investir dans la réalité virtuelle

Vu les avantages que la RV représente dans le secteur, elle peut révolutionner et réinventer l’auto-école dans les prochaines années. C’est peut-être déjà le cas de celles qui ont sauté le pas en investissant dans les simulateurs de conduite.

Toutefois, le simulateur de conduite souffre parfois de la comparaison avec la conduite réelle. Les spécialistes pointent particulièrement du doigt son manque de réalisme. Ce qui amène parfois les élèves à se laisser aller lors des séances de conduite virtuelle.

Pour combler cette lacune, les entreprises spécialisées en réalité virtuelle multiplient les recherches. Rendre les simulateurs de conduite aussi réalistes que possible. Elles misent notamment sur des graphiques hyper réalistes, sans oublier un effet haptique très réussi.

A terme, une telle quête de réalisme ne peut être que bénéfique pour l’auto-école. En effet, le succès de la RV dans l’apprentissage de conduite assure un retour sur investissement rapide. Pratiquement, elle limite les risques et réduit les coûts. Dans cette perspective, la réalité virtuelle pourrait représenter la poule aux œufs d’or de l’auto-école

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