Meta est actuellement en plein cœur d’une bataille juridique en utilisant du contenu porno pour former son modèle. Notamment avec plusieurs studios de films adulte et une société de droits d’auteur. Et ce n’est autre que Counterlife Media et Strike 3 Holdings qui ont intenté une action en justice contre Meta.
Meta aurait utilisé plus de 2 200 films pour adulte pour former son modèle d’intelligence artificielle.
Le pire, c’est que les films de skin que Meta a téléchargé sont protégés par le droit d’auteur. L’accusation fait alors référence à un acte de piratage de part de Mark Zuckerberg et de ses équipes.
Meta accusé d’avoir diffusé illégalement des vidéos depuis 2018
D’après les documents déposés devant une cour fédérale en Californie, les plaignants, Strike 3 Holdings et Counterlife Media, affirment avoir identifié Meta comme l’origine des téléchargements en retraçant plusieurs adresses IP et courriels.
Selon eux, Meta aurait commencé à récupérer et à partager leurs vidéos via le protocole Bittorrent depuis 2018.
La plainte évoque une « diffusion régulière et organisée » de ces œuvres, qui aurait pu atteindre d’autres utilisateurs, y compris des personnes mineures.
Les ayants droit soutiennent que Meta aurait violé leurs droits de manière répétée. L’incident aurait eu lieu le jour même de la mise en ligne initiale des contenus.
Meta supostamente baixou ilegalmente milhares de filmes pornográficos via torrent ( ͡° ͜ʖ ͡°) #TudoCelular #Meta #Notícias https://t.co/rRJAB1tnkp
— TudoCelular (@TudoCelular) July 29, 2025
Meta sous le feu des accusations depuis 2023
Les deux sociétés spécialisées dans le contenu pour adultes allèguent avoir été mises au courant des activités de téléchargement illégal de Meta en janvier 2025. Cela suite à la médiatisation d’une autre affaire judiciaire.
Il s’agit du recours collectif Richard Kadrey et al. contre Meta Platforms, déposé en 2023 par plusieurs écrivains. Une affaire dans laquelle Meta a reconnu avoir utilisé de manière non autorisée leurs œuvres.
C’est en consultant les éléments rendus publics dans ce dossier que Strike 3 Holdings et Counterlife Media auraient découvert les agissements présumés de la firme de Menlo Park.
Une hyothèse plausible prouvée par plus de 47 adresses IP rattachées à Meta
En s’appuyant sur des outils spécialisés dans le repérage d’infractions aux droits d’auteur et la surveillance d’adresses IP, Strike 3 Holdings et Counterlife Media affirment avoir identifié près de 47 adresses IP rattachées à Meta.
Ce qui est surprenant, c’est que ces 47 adresses IP sont celle d’un domicile appartenant à un employé de l’entreprise.
Les données relevées présenteraient des caractéristiques intrigantes. Certains transferts auraient suivi des schémas considérés comme non compatibles avec une activité humaine classique.
Ce qui laisse croire que ces fichiers auraient pu être collectés dans un but d’alimenter des modèles d’intelligence artificielle.
Un paradoxe, selon les plaignants, puisque Meta interdit la nudité sur ses plateformes depuis longtemps.
Malgré ce flou sur les intentions réelles du groupe, les deux sociétés ont décidé de porter l’affaire devant la justice.
Les demandes de dommages et intérêts s’élèvent à plusieurs centaines de millions
En s’appuyant sur ces accusations, Strike 3 Holdings et Counterlife Media exigent des dommages et intérêts prévus par la loi.
Les demandes peuvent en effet atteindre jusqu’à 150 000 dollars par œuvre en cas d’infraction délibérée.
Avec près de 2 400 vidéos concernées, le montant total des réparations pourrait s’élever à environ 359 millions de dollars.
Jusqu’à ce jour, Meta n’a pas encore réagi officiellement à la plainte, et les accusations devront encore être vérifiées.
Cela pourrait notamment impliquer une expertise technique du logiciel de traçage VXN Scan, déjà utilisé dans d’autres affaires visant des utilisateurs de BitTorrent.
Il est à noter que Strike 3 privilégie souvent les règlements à l’amiable dans les litiges de ce type, ce qui pourrait également être le scénario envisagé dans ce dossier.
💻 Meta accusata di usare film porno per addestrare l’intelligenza artificiale
— CrypDroop (@CrypDroop) July 31, 2025
La società Strike 3 Holdings accusa Meta di aver scaricato 2.396 film protetti da copyright via torrent per allenare i modelli AI LLaMA e Meta MovieGen.
Richiesti oltre 350 milioni di dollari. Alcuni… pic.twitter.com/ftHRFTd0tV
Les preuves qui rendent crédibles les accusations contre Meta
L’idée que Meta ait utilisé du contenu pour adultes pour entraîner une IA peut sembler absurde. Pourtant, l’entreprise a déjà admis avoir exploité d’autres œuvres protégées sans autorisation.
Ce précédent rend les nouvelles accusations plus crédibles. D’autant que Mark Zuckerberg et son groupe ont toujours cherché à rester à la pointe de l’innovation.
Il est donc possible que ces faits soient fondés, même si Meta n’avait pas l’intention d’associer publiquement son image à ce type de contenus.
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