Mark Zuckerberg investis des milliards de dollars dans l’IA, une action qui suscite des interrogations dans l’industrie. Qu’est-ce que cela signifie pour la phase de maturation de l’intelligence artificielle ? Quel sera son impact pour les entreprises du futur ? Essayons d’y répondre dans ce qui suit !
Vous vous rappelez de la fois où Mark Zuckerberg, patron de Meta AI, a englouti des fortunes dans le lancement du métavers ? Il faut croire que celui qui se trouve à la tête de l’une des plus grosses entreprises de la Silicon Valley, veut relancer la quête de l’intelligence artificielle. En effet, la semaine dernière, il avait annoncé vouloir investir des milliards de dollars dans le secteur.
Sauf que pour certains observateurs, cette décision de Zuckerberg reflète une situation beaucoup plus sombre : la fin ! Les milliards n’augurent rien de bons, ils sont synonyme de point de saturation, voire le déclin de l’intelligence artificielle. Explication !
Le métavers : le retour vers le futur « raté » de Zuckerberg ?
C’était à l’automne 2021, alors que le monde commençait à se lever doucement après le Covid, Zuckerberg a décidé de rebaptiser Facebook par Meta. Il avait misé sur une vision futuriste du métavers avec des coups de milliards pour donner vie à son rêve : immersion virtuelle, casques, avatars sans jambes.
Sauf que le grand projet de Meta était un véritable flop. Après 45 milliards et des poussières, le métavers est devenu une punchline. Les équipes de Reality Labs ont été décimées, et Meta n’a conservé du projet que le nom.
Une nouvelle tentative : l’IA à tout prix ?
Alors, pour rattraper cette erreur monumentale qui lui a côté une quarantaine de milliards de dollars, Zuckerberg veut retenter l’aventure avec l’intelligence artificielle. Sauf que cette tentative ressemble davantage à une course contre la montre, surtout contre OpenAI. Malgré cela, le CEO de Meta AI ne fait jamais les choses à moitié, et cela depuis ses années à l’Harvard.
Pour son nouvel amour, Zuckerberg a décidé d’embaucher les meilleurs, quitte à débaucher des pros de chez OpenAI jusqu’à 100 millions de dollars. Et comme si cela n’était pas suffisant, il veut investir jusqu’à 65 milliards de dollars pour l’infrastructure IA, dont les fameux data centers. Vienne s’ajouter à cela la création d’un super-laboratoire d’une superintelligence en interne.
Est-ce que ces milliards de Zuckerberg signifient le baiser de la mort pour l’IA ?
Les milliards que Zuckerberg veut investir dans l’IA ressemble à un signal faible mais révélateur sur l’avenir de l’intelligence artificielle. Si l’on suit l’historique, l’arrivée tardive de Zuckerberg sur une technologie grand public n’est pas forcément bon signe. Le métavers en est un exemple criant. Et comme l’écrit la journaliste Noor Al-Sibai : « essayer de rattraper OpenAI aujourd’hui revient à courir contre Usain Bolt… en sandales ».
C’est une dynamique bien connue dans la culture tech : une tendance innovante commence, puis les early adopters en tirent parti, les masses suivent, et enfin… les géants arrivent avec leur argent et leurs powerpoints. À ce stade, l’innovation ralentit, les budgets explosent, et la magie s’étiole.
Un investissement purement stratégique !
Si Meta dépense sans compter, ce n’est pas uniquement par passion scientifique. C’est aussi une tentative stratégique de rattrapage, voire de sauvetage d’image. Mais dans une industrie en perpétuelle évolution, l’agilité prime souvent sur les moyens. Et là-dessus, Meta a rarement brillé ces dernières années.
Sauf qu’à force de vouloir tout miser sur l’IA après avoir échoué dans le métavers, Zuckerberg pourrait précipiter la désillusion générale vis-à-vis d’un secteur encore jeune. Car quand les grandes entreprises arrivent avec des camions de cash, c’est parfois le signal que l’or est déjà extrait et qu’il ne reste plus que les coups de pioche à perte.
Zuckerberg peut bien lancer un super-lab ou dépenser des centaines de millions pour attirer les meilleurs cerveaux, le simple fait qu’il s’y intéresse autant pourrait marquer un tournant. Non pas parce que l’IA est finie, mais parce que le rêve collectif autour de son potentiel pourrait, lui, commencer à se faner. Qu’en pensez-vous ?
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