Le vendredi 13 février 2026, OpenAI a officiellement accusé la start-up DeepSeek de piller systématiquement ses modèles pour entraîner ses futurs systèmes. À travers un mémo adressé au Congrès américain, la firme de Sam Altman dénonce des méthodes de distillation massives et opaques, visant à contourner les restrictions technologiques pour s’emparer de l’innovation américaine.
Alors que DeepSeek s’apprête à lancer un nouveau modèle pour le Nouvel An lunaire, OpenAI monte au créneau.
Le créateur de ChatGPT affirme avoir identifié des comptes liés à l’entreprise chinoise. Ces comptes utilisent en effet des techniques de camouflage sophistiquées pour siphonner des données de raisonnement.
Si DeepSeek parvient à égaler les performances américaines à une fraction du coût, c’est tout le modèle économique de la Silicon Valley qui vacille.
OpenAI: We monitor your emotions, infer your mental state, flag your conversations, call it safety, and store it as assets.
— 𝘊𝘰𝘳𝘳𝘪𝘯𝘦 (@OopsGuess) February 13, 2026
Also OpenAI: DeepSeek is unethical.
The projection is industrial-grade.
When a company treats global users like involuntary clinical subjects, it loses the… pic.twitter.com/KYNR351H7a
La « distillation » : le raccourci technologique contesté
Au cœur du conflit entre OpenAI et DeepSeek se trouve la technique de distillation de modèles.
Cette technique consiste à utiliser les réponses d’une IA puissante (le « professeur », ici GPT-4o ou o1) pour entraîner un modèle plus léger (l' »élève », DeepSeek).
OpenAI accuse son homologue de récupérer des données de manière programmatique via des routeurs tiers obfusqués pour masquer l’origine des requêtes.
En contrepartie, cette pratique permettrait à DeepSeek de bénéficier gratuitement de milliards de dollars d’investissements en infrastructure. Et surtout en recherche que les laboratoires américains ont réalisées.
Un contexte de guerre froide numérique
Ces accusations interviennent alors que DeepSeek a déjà stupéfié le secteur avec son modèle R1. Ce dernier est d’ailleurs capable de performances de haut vol malgré l’absence d’accès aux puces NVIDIA les plus puissantes (en raison des sanctions américaines).
Pour OpenAI, cette prouesse ne serait pas seulement due au génie algorithmique chinois, mais à un « free-riding » (parasitisme) continu.
Dans son mémo à la Chambre des représentants, OpenAI exhorte Washington à protéger l’infrastructure américaine. L’entrperise affirme également que la capacité de calcul et la protection des données détermineront quelle puissance dominera les systèmes frontaliers.
Un risque systémique pour la cybersécurité
Au-delà de la propriété intellectuelle, OpenAI pointe des risques de sécurité nationale. La distillation permettrait à des acteurs étrangers de répliquer des capacités d’IA avancées. Et cela tout en faisant sauter les garde-fous éthiques et de sécurité intégrés par les laboratoires américains.
Plus inquiétant encore, un scandale a éclaté simultanément le 8 février 2026. Celui-ci révéle que 25 millions de conversations privées sur DeepSeek étaient accessibles en ligne sans authentification. Une situation qui expose des données sensibles (mots de passe, identifiants, secrets industriels) au monde entier.
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