Sam Altman, le créateur de ChatGPT, semble avoir créé un problème qu’il cherche maintenant à résoudre de manière radicale. Selon un rapport exclusif de Forbes, OpenAI planche secrètement sur un réseau social garanti « 100% humain ». Mais pour accéder à ce club très fermé, un simple mot de passe ne suffira pas. Il faudra probablement accepter de se faire scanner l’iris par un appareil futuriste. Le projet, encore confidentiel, soulève déjà de lourdes questions sur notre vie privée.
C’est le paradoxe ultime de la Silicon Valley. L’entreprise qui a inondé le monde de textes générés par l’IA veut maintenant créer un refuge sans robots.
OpenAI travaillerait actuellement sur une plateforme sociale d’un nouveau genre. Et son objectif est simple : garantir que chaque utilisateur est bien une personne réelle et non un algorithme.
Mais pour y parvenir, l’équipe de développement envisage d’utiliser des données biométriques lourdes.
Il serait question d’intégrer Face ID, mais surtout la technologie de « l’Orbe », un dispositif de reconnaissance oculaire controversé.
Bien sûr, le projet est encore à ses balbutiements, géré par une petite équipe de moins de dix personnes.
Pourtant, l’idée de devoir livrer son empreinte rétinienne pour simplement poster un message fait déjà frémir les défenseurs de la vie privée.
🚨 OpenAI is reportedly exploring a new social network that could use biometric verification to ensure users are real humans.
— Fission (@FissionXYZ) January 29, 2026
📈 World’s $WLD surged 27% after reports the platform could use its eyeball-scanning orbs to fight bots. pic.twitter.com/Mntrc6mZbA
L’Orbe : ce gadget digne de Black Mirror qui va vérifier votre identité
Pour filtrer les indésirables, OpenAI lorgne du côté de « World » (anciennement Worldcoin), une autre entreprise cofondée par Sam Altman.
Leur outil phare est une sphère chromée de la taille d’un ballon de football, conçue pour scanner l’iris des passants.
En échange de ce scan, l’utilisateur reçoit une identité numérique infalsifiable prouvant son humanité.
À ce jour, 17 millions de personnes se sont déjà prêtées au jeu, souvent attirées par la promesse de cryptomonnaies.
Mais côté logistique, c’est le cauchemar ! Il faut se déplacer physiquement dans l’un des rares centres de vérification, dont la plupart sont en Floride pour les États-Unis.
Par ailleurs, plusieurs pays ont déjà lancé des enquêtes ou interdit cette technologie par crainte pour la sécurité des données.
Pourquoi ? Eh bien parce qu’intégrer une telle barrière à l’entrée d’un réseau social grand public semble être un pari commercial extrêmement risqué.
Sam Altman en a marre des bots qu’il a pourtant contribué à créer
La motivation derrière ce projet de créer un réseau social vient d’une frustration personnelle du PDG d’OpenAI.
Sam Altman s’est plaint à plusieurs reprises que les réseaux sociaux actuels, comme Reddit ou X (Twitter), semblaient de plus en plus artificiels.
Il craint la validation de la « théorie de l’internet mort« , selon laquelle la majorité de l’activité en ligne est désormais le fait de machines qui se parlent entre elles.
Ironiquement, ce sont les outils comme ChatGPT qui ont permis cette prolifération de bots sophistiqués.
Altman cherche donc à nettoyer le web en imposant une preuve biologique d’existence. Reste à voir si les utilisateurs accepteront ce pacte faustien : donner ses yeux pour avoir la paix.
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