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Des ordinateurs quantiques qui se vérifient mutuellement

Ordinateurs quantiques

Les ordinateurs quantiques peuvent désormais vérifier mutuellement leur précision pour garantir l’exactitude des résultats de calcul.

Plus rapides que les ordinateurs classiques pour effectuer des calculs, les ordinateurs quantiques progressent à une grande vitesse. Mais ils sont aussi plus sensibles et sont plus souvent sujets à des erreurs. Des chercheurs ont trouvé un moyen d’examiner les résultats grâce à une nouvelle procédure de vérification mutuelle.

Vérification croisée entre les ordinateurs quantiques

Les ordinateurs quantiques font partie des meilleurs outils pour résoudre des problèmes informatiques à grande échelle. Certains surpassent même les supercalculateurs les plus puissants au monde. Cependant, ils sont plus sensibles aux influences extérieures et, par conséquent, rencontrent plus d’erreurs qui affectent leur précision.

Par ailleurs, la simulation par ordinateurs classiques ne permet pas de vérifier tous les ordinateurs quantiques actuels. Néanmoins, ils restent les meilleurs outils pour effectuer certains calculs. Autrement dit, les chercheurs devaient trouver d’autres moyens de garantir que le résultat soit correct.

Une équipe de recherche a alors développé une procédure de vérification croisée pour que les dispositifs puissent vérifier mutuellement leurs résultats. Pour ce faire, ils ont demandé à des ordinateurs d’effectuer différents calculs.

À première vue, ces calculs ont une apparence aléatoire. Mais en réalité, il existe une connexion cachée entre eux, comme l’explique l’un des chercheurs. En d’autres termes, si les outils de calcul fonctionnent correctement, certains résultats doivent concorder.

Des résultats concordants

Pour l’étude, les chercheurs se sont servis de cinq ordinateurs quantiques. Les dispositifs utilisaient différentes technologies matérielles, à savoir des circuits supraconducteurs, des ions piégés, une photonique et une résonance magnétique nucléaire.

L’équipe a généré des calculs très différents à partir d’une source commune. Ainsi, deux résultats ne pouvaient concorder que s’ils sont corrects. La méthode utilisée par les chercheurs fonctionne sur les ordinateurs quantiques actuels, sans exigence particulière. Par ailleurs, elle permet également de vérifier un seul dispositif par rapport à lui-même.

En outre, les chercheurs n’ont pas besoin d’examiner le résultat complet des calculs. Entre autres, il suffit de vérifier la fréquence de concordance des résultats sur les différents dispositifs.

Avec des ordinateurs quantiques qui deviennent de plus en plus accessibles, la découverte de cette technique est une avancée cruciale. D’autant plus qu’elle fonctionne même pour les plus grands dispositifs.

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