Alors que la canicule pousse les Français à surveiller leur consommation électrique, une étude de Surfshark rappelle que les requêtes adressées à ChatGPT ont elles aussi un coût énergétique. Des équivalences concrètes permettent de mieux mesurer l’impact de ces usages numériques.
Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient en France, la consommation électrique liée aux climatiseurs attire l’attention. Une étude publiée par Surfshark rappelle toutefois qu’un autre usage du quotidien mobilise aussi de l’énergie : les échanges avec les intelligences artificielles génératives. L’objectif n’est pas de pointer du doigt ces outils, mais d’apporter des repères concrets sur leur impact.
Une consommation discrète, mais bien réelle
Les assistants conversationnels comme ChatGPT sollicitent des centres de données qui mobilisent d’importantes capacités de calcul. Selon les estimations de Surfshark, une seule requête adressée à ChatGPT consomme environ autant d’électricité qu’un climatiseur de 1 000 watts allumé pendant 7 secondes.
L’étude propose aussi d’autres comparaisons. Une requête représenterait près de trois minutes d’utilisation d’un mini-ventilateur ou encore vingt-quatre minutes de recharge d’un smartphone. Dix échanges avec l’IA équivaudraient ainsi à un peu plus d’une minute de fonctionnement d’un climatiseur domestique.
Ces chiffres n’ont pas vocation à décourager l’usage de l’intelligence artificielle. Ils donnent simplement un ordre de grandeur qui aide à mieux comprendre les ressources nécessaires au fonctionnement de ces services.

L’effet cumulé prend une autre dimension
Pris isolément, quelques secondes de climatisation peuvent sembler négligeables. L’addition de millions de requêtes raconte pourtant une autre histoire. Surfshark estime que si chaque Français adressait une seule question à ChatGPT au cours d’une même journée, la consommation atteindrait environ 133 MWh d’électricité.
Cette utilisation représenterait également près de 287 tonnes de CO₂, soit l’équivalent des émissions annuelles de 62 voitures thermiques. À l’échelle mondiale, les quelque 2,5 milliards de requêtes quotidiennes adressées à ChatGPT mobiliseraient assez d’énergie pour alimenter environ 200 000 climatiseurs durant vingt-quatre heures.
Pour Tomas Ivanaitis, Head of Data & AI chez Surfshark, « chaque requête adressée à une IA génère une consommation d’énergie et des émissions de CO₂ ». Il rappelle aussi que la phase d’entraînement des modèles mobilise les infrastructures les plus gourmandes en ressources.

Mieux utiliser l’IA sans renoncer à ses bénéfices
Surfshark insiste sur un point : il ne s’agit pas de limiter l’usage de l’intelligence artificielle, mais de l’utiliser avec discernement. Les outils génératifs apportent une aide précieuse dans de nombreux domaines, à condition d’être employés de façon adaptée.
L’étude recommande d’abord de rédiger des requêtes plus précises afin d’obtenir une réponse complète dès le premier échange. Elle invite aussi à réserver l’IA aux tâches qui apportent un véritable gain de temps ou de qualité, plutôt qu’aux demandes les plus simples. Enfin, lorsque cela est possible, le recours à des modèles moins gourmands en ressources constitue une autre piste pour réduire l’empreinte énergétique.
Les estimations publiées par Surfshark reposent sur une analyse de la consommation moyenne des principaux modèles d’intelligence artificielle générative. Elles proposent des équivalences concrètes afin de mieux visualiser l’impact énergétique de ces usages désormais installés dans le quotidien.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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