dans

Un pas de plus vers les robots mous autodétecteurs

Transducteur électrochimique pour robots mous autodétecteurs

Des chercheurs ont mis au point un transducteur alimenté par des réactions électrochimiques qui permettra de développer des robots mous autodétecteurs.

Qui dit robot ne veut pas forcément dire dispositif métallique de taille imposante. La robotique a élargi ses horizons au cours de ces dernières années, ayant ainsi donné naissance aux robots mous, aux nanobots, aux xenobots ou encore aux liquibots. Cette nouvelle étude concerne le premier type de cette liste qui peut avoir une large gamme d’applications.

Des robots mous autodétecteurs

Les nanobots, les xenobots et les liquibots sont des dispositifs robotiques de tailles minuscules. Pour leur part, la taille des robots mous peut varier d’une utilisation à une autre. En effet, ils peuvent correspondre à des vêtements intelligents ou à des dispositifs d’affichage tactiles.

La robotique molle est un domaine qui suscite actuellement un grand intérêt auprès de la communauté scientifique. Pour cause, elle développe des dispositifs étonnement adaptatifs, et particulièrement les robots mous autodétecteurs.

Généralement, ils utilisent des pompes à fluides composées de pièces mécaniques lourdes et bruyantes. Pour surmonter ce défi, certains ingénieurs en robotique utilisent des réactions chimiques pour actionner les pompes.

Une pompe actionnée par l’électrochimie

Alors qu’ils sont plus légers et silencieux, les pompes à réactions chimiques ne sont pas aussi performantes que les pompes classiques. Des chercheurs du Shibaura Institute of Technology (SIT), au Japon, ont également résolu ce problème. Pour y parvenir, ils ont développé une pompe « électrohydrodynamique » (EHD) qui utilise, cette fois, des réactions électrochimiques.

Ensuite, ils ont conçu une pompe EHD « auto-détectrice » en utilisant un double transducteur électrochimique (ECDT). Celle-ci permet d’activer les réactions chimiques tout en augmentant le courant. Les robots mous autodétecteurs représentent actuellement un centre d’intérêt dans le domaine, affirment les chercheurs. Les capteurs intégrés peuvent améliorer la multifonctionnalité de la robotique molle, mais leur conception peut être complexe. Autrement dit, ils peuvent impliquer un câblage encombrant ou entraîner un gonflement.

Pour faire simple, l’ECDT permet de relever à la fois les défis des pompes à fluides conventionnelles et des capteurs. Elle ne nécessite aucun équipement spécial ni conception complexe. Cela lui donne l’avantage d’être petite, légère et sensible, d’après l’un des chercheurs. Il s’agit là d’un élément essentiel aux robots mous qui doivent s’adapter à des applications délicates telles que la manipulation d’objets ou l’interface homme-machine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.