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Royal Navy : la vision de sa future flotte autonome dévoilée

La future flotte autonome de la Royal Navy inclura notamment une énorme station stratosphérique de drones et un vaisseau sous-marin.

 

Le Royal Navy a dévoilé à quoi ressemblerait sa future flotte autonome. Cette vision de la flotte britannique inclut à la fois des propositions rationnelles et d’autres plus spéculatives, selon un chercheur du RUSI. En effet, elle implique un navire furtif, un vaisseau sous-marin, mais également une station de drones volants dans la stratosphère.

Un aperçu de la flotte autonome du futur de la Royal Navy

Dans le cadre du défi UNKEST (UK Naval Engineering Science and Technology), de jeunes ingénieurs ont présenté leurs propositions pour la défense navale britannique. Selon un officier de la Royal Navy, leur projet reflète parfaitement la manière dont les forces maritimes britanniques pensent.

Cela inclut une station de drones stratosphérique attachée à un ballon d’hélium. Un matériau qui permettrait de capter l’énergie solaire le recouvrirait. Selon le concept, les drones tomberont en chute libre avant de déployer leurs ailes et de frapper une cible.

D’autre part, les ingénieurs ont également proposé un nouveau vaisseau furtif semi-submersible. En termes d’énergie, il utilisera du biocarburant et l’énergie éolienne. Ce vaisseau aurait la capacité d’abriter des sous-marins autonomes.

Une autre proposition plus inhabituelle concernait un sous-marin à équipage minimal. Il a une forme vaguement aérodynamique doté d’une peau extérieure en corail cérébral. D’après les ingénieurs, il pourrait déployer un grand vaisseau autonome équipé de drones hexagonaux. Fabriqués à l’intérieur même du vaisseau, ceux-ci pourraient se combiner entre eux pour de meilleures performances d’attaques. 

Que représentent réellement ces projets ?

Selon le vice-amiral britannique Nick Hine, il s’agit de trouver un avantage face à l’incapacité de rivaliser en termes de masse. Le Dr Sidharth Kaushal est chargé de recherche au RUSI (Royal United Services Institute for Defence and Security Studies) et spécialiste de l’impact de la technologie sur la doctrine maritime. D’après lui, si certains de ces projets semblent dirigés dans le bon sens, d’autres, notamment l’idée du porte-drones, sont très spéculatifs.

Néanmoins, il affirme que l’utilisation de plateformes de type autonome pour décharger la flotte de la Royal Navy de certaines tâches semble réalisable. D’autant plus que par rapport à la Russie, l’Iran et la Chine, qui ont déployé chacun dans les technologies militaires autonomes, les Britanniques seraient mieux placés. En effet, le Dr Kaushal pense qu’ils rivalisent potentiellement avec la défense américaine dans ce domaine.

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