Une IA qui drague une vraie personne ! Ce scénario de science-fiction est en train de devenir une réalité sur les applis de rencontre. Et si vous êtes sur Tinder, il est fort possible qu’une IA vous ait déjà dragué (ou en train de le faire), sans que vous le sachiez.
Le « Catfishing » 2.0 : l’arnaque suralimentée par l’IA
Le « catfishing », cette arnaque où on crée un faux profil pour tromper quelqu’un, ce n’est pas nouveau. Mais l’IA lui a donné une puissance de folie.
Les escrocs n’ont plus besoin de passer des heures à trouver des photos et à s’inventer une vie. Une IA peut générer en quelques secondes un visage ultra réaliste d’une personne qui n’existe pas. Et une autre IA, comme ChatGPT, peut tenir une conversation de drague crédible pendant des jours, en s’adaptant à votre style et à vos goûts.
Des conversations trop parfaites pour être vraies
Alors, comment on les repère, ces « lovebots » ? Paradoxalement, leur plus gros défaut, c’est leur perfection. Les réponses sont souvent instantanées, parfaitement écrites, sans la moindre faute. Le chatbot peut se souvenir de chaque détail de vos conversations. Et il peut être dispo pour discuter 24h/24, 7j/7.
Si votre « match » a l’air d’être le partenaire idéal, un peu trop parfait, un peu trop dispo… c’est peut-être le signe que vous ne parlez pas à un humain.

Mais quel est le but de ces faux profils ?
Pourquoi des pirates s’amuseraient à créer des IA de drague ? Les raisons sont souvent financières. Le but peut être de vous rediriger vers un faux site d’escort-girl. Ou, encore plus pervers, le chatbot peut chercher à créer une « relation » de confiance sur le long terme pour vous soutirer de l’argent avec une arnaque aux sentiments.
Le test de l’humour et de l’actualité
Pour démasquer un chatbot, il y a quelques techniques. Essayez de lui faire une blague subtile, un jeu de mots ou une référence culturelle très récente. Les IA sont souvent très nulles pour comprendre le second degré.
Posez-lui une question sur un événement d’actualité qui vient de se passer. Les IA ont une « date de fin de connaissance » et ne sont pas toujours au courant des derniers événements. Et enfin, demandez-lui une photo de lui en train de faire un geste précis et bizarre, comme toucher son nez avec son pouce. Une IA aura beaucoup de mal à produire un résultat crédible.
Vers un « test de Turing » de la drague en ligne
L’arrivée de ces IA sur les applis de rencontre nous oblige à être encore plus vigilants. Chaque nouvelle conversation devient une sorte de « test de Turing » inversé, où on doit deviner si notre interlocuteur est bien un humain. C’est un jeu du chat et de la souris d’un nouveau genre, qui nous rappelle que dans le monde numérique, même les sentiments peuvent être une illusion.
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