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28 géants français s’allient pour bâtir une giga-usine de l’IA à 10 milliards d’euros

Face à l’hégémonie écrasante des superpuissances américaines et chinoises, la réplique technologique européenne s’organise enfin depuis Paris. Un consortium inédit de 28 grandes entreprises tricolores vient de dévoiler un projet pharaonique d’infrastructure de calcul géante dédiée à l’intelligence artificielle. Représentant un investissement colossal de 10 milliards d’euros, cette alliance stratégique majeure ambitionne de doter le continent d’une puissance supérieure à un gigawatt pour sortir l’Europe de sa dépendance numérique et raviver sa compétitivité globale.

En mai 2026, l’industrie de la tech française sonne la mobilisation générale. Alors que l’adoption de l’IA générative s’accélère à un rythme exponentiel dans tous les secteurs économiques, l’Europe souffre d’un déficit criant de muscles informatiques. Mais l’annonce de la création de ce consortium XXL vise à briser ce plafond de verre.

En réunissant des fleurons industriels et technologiques tels que Orange, Iliad, EDF et Capgemini, cette coalition veut faire passer la France du statut de consommateur de technologies étrangères à celui de producteur d’infrastructure souveraine

L’objectif est alors de construire un outil industriel sans équivalent sur le Vieux Continent pour peser à nouveau dans la course mondiale aux puces et au calcul.

Objectif 1 Gigawatt et fabrication industrielle des tokens

Pour comprendre l’ambition du projet, il faut appréhender les besoins herculéens de l’IA moderne en matière d’énergie et de serveurs. 

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Le consortium cible une puissance installée de plus d’un gigawatt (1 GW), soit l’équivalent exact de la production d’un réacteur nucléaire de nouvelle génération.

Damien Lucas, président de Scaleway (filiale d’Iliad et spécialiste européen de l’hébergement de données), rappelle la réalité technique qui justifie la création de cette « giga-usine » :

« Quand on utilise de l’intelligence artificielle, on utilise ce qu’on appelle des tokens. Chaque question se compte en tokens. Plus la question est longue, plus elle compte de tokens. Et donc, il faut fabriquer ces tokens et être capable de faire tourner de l’intelligence artificielle à très large échelle. Pour ne pas dépendre d’entreprises étrangères, il faut absolument une première giga-usine. »

Cette usine de calcul fonctionnera comme une plateforme de production de masse pour alimenter les grands modèles de langage (LLM) et les applications d’IA d’entreprise sans avoir à faire transiter les flux de données par des infrastructures tierces, américaines ou asiatiques.

Le grand paradoxe : 5 % de capacité de calcul pour 20 % du PIB mondial

L’urgence économique se double d’une anomalie géopolitique et macroéconomique majeure que ce projet à 10 milliards d’euros entend corriger

Les chiffres partagés par les porteurs du projet mettent en lumière la vulnérabilité de l’économie continentale. 

L’Europe ne pèse aujourd’hui que 5 % de la capacité de calcul informatique mondiale. Parallèlement, le PIB européen représente pourtant 20 % de la richesse de la planète.

Ce décalage expose les entreprises européennes à un risque de décrochage technologique immédiat. Jérôme Berger, directeur de la stratégie du groupe Orange, insiste sur le caractère critique du calendrier :

« L’IA, c’est une course qui se joue maintenant. On a déjà du retard en Europe par rapport à la Chine, par rapport aux États-Unis, mais la course n’est pas perdue et donc il ne faut pas rater cette opportunité pour pouvoir créer un objet qui aujourd’hui est sans équivalent. »

Si le projet est sélectionné par les autorités de régulation et les instances étatiques, le consortium a annoncé que les travaux de construction devront démarrer de toute urgence pour déployer les premières grappes de serveurs le plus rapidement possible.

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