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6 manière d’économiser vos tokens suite à la hausse du prix de l’IA

Economiser ses tokens en IA

L’adoption massive des outils d’IA générative pèse lourdement sur les budgets informatiques des entreprises. Pour éviter l’explosion des coûts liés aux volumes de jetons traités chaque mois, il faut déployer de nouvelles stratégies de gouvernance financière. Et face à des factures cloud parfois hors de contrôle, voici 6 conseils pour économiser vos tokens sans compromettre votre productivité.

Sachez avant tout que la maîtrise de l’architecture cloud et de la consommation de tokens est devenue l’enjeu prioritaire de la gouvernance informatique moderne. 

Et alors que des infrastructures comme celle de Google brassent désormais plus de 3,2 quadrillions de jetons mensuels, vous devez impérativement basculer d’une logique de déploiement à outrance vers une stratégie d’ingénierie financière de l’IA (FinOps)

En combinant l’utilisation de modèles de langage légers (SLM), l’optimisation avancée des prompts d’entreprise et le recours à l’informatique hybride en local, vous parviendrez à diviser vos coûts opérationnels par deux tout en maximisant le retour sur investissement de leurs solutions d’intelligence artificielle.

Adoptez des modèles de langage intermédiaires pour les tâches quotidiennes

La méthode que nous adoptons chez intelligence-artificielle.com consiste à ne pas utiliser des modèles haut de gamme. En particulier pour les tâches simples comme la génération d’images

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Sundar Pichai, PDG de Google, préconise d’ailleurs de réorienter une partie des flux de travail vers des alternatives plus légères à l’image de Gemini 3.5 Flash

Ce modèle propose des capacités de raisonnement très performantes pour une grande majorité d’utilisateurs. Et cela pour un coût par token inférieur de plus de la moitié à celui des modèles de pointe comparables.

Les analystes du cabinet Gartner confirment cette tendance en rappelant que les plus gros LLM sont fréquemment surdimensionnés pour les besoins réels des collaborateurs. 

Il n’est donc pas nécessaire de mobiliser une IA entraînée sur l’intégralité de la littérature classique pour automatiser un rapport de gestion ou trier des fichiers. 

Sur le plan individuel, l’utilisation d’outils comme Quick d’Amazon, facturé 20 $ par mois, démontre qu’un excellent retour sur investissement est possible dès lors que le modèle est aligné sur l’envergure de la tâche à accomplir.

Mise en cache et indirection pour optimiser l’architecture matérielle

La crise des jetons pousse l’écosystème à structurer l’IA comme on a structuré le cloud computing et la virtualisation par le passé. 

La solution au problème des tokens passe par des concepts informatiques éprouvés. C’est-à-dire la mise en cache et l’indirection. Autrement dit, la capacité à traiter des données via une table virtuelle ou une balise intermédiaire).

Des entreprises comme DevRev mettent ainsi en place une couche mémoire intermédiaire entre les agents IA et les sources de données primaires de l’entreprise (Salesforce, ERP). 

Cette couche contient un graphe de connaissances avec les réponses aux questions les plus courantes. 

Elle s’exécute sur des processeurs (CPU) classiques bon marché, évitant ainsi de surcharger les circuits graphiques (GPU) cloud externes, beaucoup plus onéreux. 

Envoyer des agents requêter directement des systèmes comme ServiceNow ou Salesforce consomme énormément de tokens, dégrade la précision et pose des problèmes de sécurité en cas d’erreur de l’agent.

Standardisation et l’ingénierie des prompts pour limiter les interactions

L’optimisation de la formulation des requêtes (prompt engineering) s’impose comme un outil managérial redoutable pour réduire l’utilisation des jetons, tant en interne que pour les clients.

L’agence de recrutement ManpowerGroup a analysé l’évolution des comportements sur son outil interne dédié au marché du travail. 

À l’introduction du système, les utilisateurs avaient besoin d’une moyenne de 10 questions de suivi complémentaires pour approfondir et finaliser une seule requête. 

Un an plus tard, grâce à des formations internes et à l’intégration de structures de prompts plus efficaces, ce nombre est tombé à seulement 4 questions en moyenne

Les collaborateurs ont obtenu un résultat plus précis en consommant nettement moins de tokens à chaque session.

Déployez Edge AI et exécutez des modèles en local

Le déploiement de postes de travail dotés de fortes capacités de calcul permet d’atténuer la dépendance aux infrastructures cloud payantes. 

Nvidia et Microsoft ont ainsi dévoilé RTX Spark, une solution logicielle et matérielle permettant d’exécuter localement un modèle de plusieurs milliards de paramètres directement sous Windows. L’objectif est ICI d’apporter une intelligence autonome et illimitée à chaque ordinateur de bureau équipé.

Parallèlement, de nombreuses entreprises choisissent de rapatrier leur infrastructure IA en installant leur propre matériel (fourni par HPE ou Dell) dans des datacenters privés indépendants. 

Ce retour à l’hébergement physique sur site est fortement accéléré par les impératifs de souveraineté numérique et les risques géopolitiques mondiaux, notamment après que de grands centres de données cloud basés au Moyen-Orient ont été physiquement touchés lors de conflits récents. 

Mais bien que le Edge AI local atténue fortement les risques financiers et logistiques, les analystes de Gartner rappellent qu’il ne s’agit pas d’une barrière absolue.

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Ayez recours aux ingénieurs sur site pour éco-concevoir les applications d’IA

Pour concevoir des applications respectant des contraintes budgétaires strictes, les directions informatiques s’appuient désormais sur des FDE (Forward Deployed Engineers)

Ces ingénieurs logiciels spécialisés, dépêchés par des géants du cloud comme le Generative AI Innovation Center d’AWS, travaillent directement au sein des équipes des clients pour mettre en œuvre et personnaliser les systèmes complexes.

La mission principale de ces équipes est d’éco-concevoir les applications d’IA dès la phase de développement. Ils configurent l’architecture de manière à ce qu’elle choisisse dynamiquement le bon modèle selon l’enjeu, évitant ainsi toute hausse incontrôlée du coût par token. 

Les experts rappellent que la dépense brute en jetons n’est pas un problème en soi, tant que l’application génère du chiffre d’affaires et que la rentabilité métier est au rendez-vous.

La transition progressive vers une tarification de l’IA basée sur les résultats

À moyen terme, les indicateurs utilisés pour évaluer le succès et le coût des projets d’intelligence artificielle sont appelés à mûrir. 

La tarification technique actuelle, calculée de manière brute sur le volume de fragments de mots traités par les serveurs, montre ses limites face aux impératifs économiques des entreprises.

L’écosystème commence à observer une réorientation progressive vers des modèles de facturation axés sur les résultats (outcome-based pricing)

Dans ce nouveau schéma commercial, l’unité de valeur ne sera plus le volume de calcul consommé par la machine, mais l’efficacité du résultat métier fourni (comme la résolution d’un ticket d’assistance ou la génération d’un document conforme). Ce basculement forcera les fournisseurs d’IA à optimiser eux-mêmes l’efficacité de leurs modèles.

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