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Ada Lovelace, véritable mère de l’IA et première programmeuse informatique

Première développeuse informatique Ada Lovelace

On pense souvent que l’informatique est née au 20ᵉ siècle dans un garage californien. C’est faux. Tout a commencé à l’époque victorienne, dans l’esprit brillant d’une jeune aristocrate anglaise. Bien avant Bill Gates ou Sam Altman, Ada Lovelace avait déjà tout compris, de l’algorithme à l’IA générative.

Imaginez un monde sans électricité, où l’on s’éclaire à la bougie et se déplace en calèche. Nous sommes à Londres, au début du XIXe siècle

C’est dans ce décor, à des années-lumière de la Silicon Valley, qu’une jeune femme de 27 ans va poser la première pierre de notre monde numérique.

Fille du célèbre poète Lord Byron, Ada Lovelace aurait pu se contenter d’une vie mondaine. Mais poussée par une mère passionnée de sciences (qui voulait l’éloigner de la « folie poétique » de son père), Ada se tourne vers les mathématiques. Une décision qui changera l’histoire.

La rencontre qui a tout changé

En 1833, Ada a 17 ans lorsqu’elle rencontre Charles Babbage. Ce mathématicien travaille sur un projet fou : la « machine analytique », un monstre mécanique de roues dentées et d’engrenages capable d’effectuer des calculs complexes. Pour Babbage, c’est une super-calculatrice. Pour Ada, c’est bien plus que cela.

En 1842, elle traduit un article sur cette machine écrit par un ingénieur italien. Mais Ada ne se contente pas de traduire. 

Elle ajoute des notes personnelles en marge du texte. Ces notes, trois fois plus longues que l’article original, contiennent d’ailleurs une pépite : la Note G.

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Le premier algorithme de l’Histoire

Dans cette fameuse note, Ada Lovelace décrit avec une précision chirurgicale une méthode pour faire calculer à la machine les « nombres de Bernoulli« . 

Elle y intègre des concepts qui sont aujourd’hui le B.A.-BA du codeur : des boucles conditionnelles, des variables et des séquences d’instructions. 

Sans jamais avoir touché un clavier (qui n’existait pas), elle vient d’écrire le tout premier programme informatique de l’histoire. Elle a transformé une machine à calculer en ordinateur programmable.

La prophétie de l’IA Générative

Mais le génie d’Ada ne s’arrête pas au code. Là où ses contemporains ne voient que des chiffres, elle voit des symboles. 

Ada Lovelace a alors compris, avec une intuition vertigineuse, que si la machine peut manipuler des nombres, elle peut manipuler n’importe quelle donnée représentée par des nombres : des lettres, des images, ou même… de la musique.

Elle écrit alors cette phrase prophétique : « La machine pourrait composer de manière scientifique et élaborée des morceaux de musique de n’importe quelle longueur ou degré de complexité ».

En 1843, Ada Lovelace venait théoriquement d’inventer l’IA générative. Elle avait pressenti que l’ordinateur ne serait pas qu’un outil de calcul, mais un partenaire de création capable de traiter des concepts abstraits.

Une reconnaissance tardive

Le destin d’Ada fut tragique. Elle meurt d’un cancer de l’utérus à seulement 36 ans, en 1852. Ses travaux tombent dans l’oubli pendant un siècle, avant d’être redécouverts par les pionniers de l’informatique moderne comme Alan Turing dans les années 1950.

Il faudra attendre la fin des années 1970 pour que le Département de la Défense américain lui rende l’hommage ultime en baptisant son nouveau langage de programmation « Ada »

Aujourd’hui, à chaque fois que vous demandez à ChatGPT d’écrire un poème ou à Midjourney de créer une image, vous réalisez, sans le savoir, le rêve d’une visionnaire victorienne.

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