AI Act : votre entreprise est-elle hors-la-loi sans le savoir ? Le gouvernement lance l’alerte

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Vous utilisez ChatGPT pour vos emails ou une IA pour trier des CV ? Attention. Le règlement européen sur l’IA (AI Act) est là, et il ne concerne pas que les géants de la Tech. Une PME belge sur quatre est déjà exposée à cette nouvelle réglementation IA. Pour éviter les dérives, le SPF Economie lance une campagne d’urgence.

C’est une réalité statistique : l’IA a infiltré les bureaux plus vite que la loi. En Belgique, une PME sur quatre utilise déjà cette technologie, et pour 10 % d’entre elles, c’est même pour créer des contenus audio ou vidéo. Mais cette adoption massive se fait souvent dans un flou juridique total.

La fête est finie. Le règlement européen AI Act impose désormais des règles strictes. Et contrairement aux idées reçues, cela ne concerne pas uniquement ceux qui créent des IA, mais aussi ceux qui les utilisent ou les achètent, même si le fournisseur est américain ou chinois.

La Pyramide des Risques : où vous situez-vous ?

L’AI Act n’interdit pas l’IA, il la classe. Tout dépend de la dangerosité de votre outil :

  • Risque Minime : Votre chatbot de service client ou votre filtre anti-spam ? Peu de contraintes.
  • Haut Risque : Vous utilisez une IA pour recruter, évaluer la solvabilité d’un client ou prendre des décisions médicales ? Là, les obligations sont lourdes (transparence, contrôle humain, documentation).

Le problème, c’est que la plupart des patrons de PME et de start-ups ignorent totalement dans quelle case ils se trouvent. C’est pour dissiper ce brouillard que le SPF Economie tire la sonnette d’alarme.

« AI Act pour moi » : le site pour se mettre en règle

Pour éviter que les entreprises ne se noient dans le jargon législatif, une vaste campagne de sensibilisation est lancée jusqu’à fin janvier. Le cœur du dispositif ? Un nouveau site web : aiactpourmoi.be.

L’outil se veut pragmatique. En quelques clics, il permet de répondre aux questions qui fâchent :

  • Mon système tombe-t-il sous le coup de la loi ?
  • Quelles sont mes obligations concrètes ?
  • Comment me préparer sans freiner mon innovation ?

Une opportunité, pas une punition

David Clarinval, ministre de l’Economie, et Vanessa Matz, ministre du Numérique, insistent : l’objectif n’est pas de punir, mais de créer un climat de confiance. « L’IA est un formidable levier de croissance », rappellent-ils.

Mais pour que ce levier fonctionne, il ne doit pas casser. Automatiser des tâches répétitives pour libérer du temps ? Oui. Laisser une « boîte noire » prendre des décisions risquées sans contrôle ? Non. Entrepreneurs, vous avez jusqu’à la fin janvier pour réviser votre copie grâce au guide officiel.

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