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AI Act : la France oublie de former ses salariés à l’IA ?

AI Act

Un an après l’AI Act, la promesse d’une IA utile et encadrée peine à se concrétiser. Manque de formation et accompagnement insuffisant freinent l’adoption au travail.

Un an après l’entrée en vigueur de l’AI Act, la promesse d’une intelligence artificielle encadrée et bénéfique pour les travailleurs européens reste incomplète. Une étude menée par Mendo révèle un décalage net entre discours et réalité. Si l’IA allège certaines tâches et réduit la charge mentale pour de nombreux utilisateurs, la formation et l’accompagnement font cruellement défaut.

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Un usage encore limité malgré un potentiel reconnu

L’IA générative s’immisce dans les outils du quotidien – mails, tableurs, présentations – mais reste sous-exploitée. La moitié des Français déclarent ne pas l’utiliser au travail. Plus de 50 % estiment même pouvoir s’en passer dans les cinq prochaines années. Pourtant, parmi ceux qui y recourent régulièrement, 63 % affirment qu’elle leur fait gagner du temps. C’est le cas notamment sur les tâches répétitives et à faible valeur ajoutée.

Quentin Amaudry, CEO de Mendo, résume le paradoxe : « Il y a un écart saisissant entre la place de l’IA dans le débat public et son appropriation réelle sur le terrain. » Cette situation met en lumière un enjeu clé : transformer l’omniprésence médiatique de l’IA en adoption concrète et stratégique. Le constat rejoint une tendance observée dans d’autres pays européens ! La diffusion de l’IA se heurte moins à la technologie qu’aux freins culturels et organisationnels.

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Réduction de la charge mentale… mais fracture générationnelle

L’étude indique que 47 % des Français voient dans l’IA un moyen de réduire leur charge mentale, grâce à l’automatisation, la gestion des mails ou la planification. Cette perception est particulièrement forte chez les jeunes actifs : 67 % des 18-34 ans y croient, contre seulement 40 % chez les 50-64 ans. Cette fracture générationnelle illustre un rapport différencié au numérique.

Les plus jeunes sont familiarisés avec les outils digitaux. Ils perçoivent davantage le gain potentiel, tandis que les générations plus âgées y voient parfois une menace pour l’équilibre professionnel. Si 52 % des sondés estiment que l’IA ne leur ajoute pas de stress, près d’un quart la considère comme une source de pression. Les craintes portent sur la perte de sens (51 %), la peur du remplacement (50 %) ou la productivité accrue imposée (45 %). Ce double visage de l’IA rappelle que son intégration doit être pensée autant sur le plan humain que technique.

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Formation : un chaînon manquant pour une adoption inclusive

Le manque de formation constitue l’obstacle majeur à l’appropriation de l’IA. Près de 70 % des Français n’ont jamais été formés à l’utilisation d’outils qui intègrent de l’IA, et 50 % estiment ne pas bénéficier d’un accompagnement. Les écarts sont frappants ! 38 % des 18-34 ans ont bénéficié d’une formation, contre 14 % des 50-64 ans et seulement 9 % des plus de 65 ans.

Pour Quentin Amaudry, « l’adoption de l’IA n’est pas naturelle, elle se construit ». Mendo accompagne et forme les collaborateurs sur des solutions comme ChatGPT ou Microsoft Copilot Sa position reflète une conviction partagée par nombre d’experts : l’IA ne sera réellement inclusive que si son appropriation passe par des programmes pédagogiques adaptés. Sans ce socle, l’écart entre promesse et réalité risque de se creuser. Cela freine à la fois la productivité et l’acceptabilité sociale de ces outils.

Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.

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