Pete Hegseth lance un plan d’urgence pour transformer les forces américaines en une puissance dirigée par l’IA d’ici 2026.
Le Département de la Guerre américaine (DoW) vient d’officialiser le lancement de son plan d’accélération de l’intelligence artificielle. Cette initiative, impulsée par une directive du président Trump, vise à doter les États-Unis d’une avance technologique définitive. L’objectif est de supprimer les lourdeurs administratives. Cela doit permettre d’intégrer les capacités de calcul les plus avancées dans toutes les zones de mission. Pete Hegseth, secrétaire à la Guerre, l’affirme clairement. L’organisation doit devenir une force de combat « AI-first » dans tous les domaines.
Sept projets pilotes pour un déploiement immédiat
Pour concrétiser cette annonce, le Département s’appuie sur sept projets spécifiques, baptisés Pace-Setting Projects (PSP). Ces chantiers prioritaires disposent chacun d’un responsable unique et de délais d’exécution très courts. Dans le domaine du combat pur, le projet Swarm Forge se concentre sur le combat direct, avec des essaims de drones et des systèmes robotisés.
Parallèlement, le programme Agent Network se concentre sur le développement d’agents autonomes pour la gestion des batailles. Ces outils soutiennent la prise de décision, de la planification initiale des campagnes jusqu’à l’exécution de la chaîne de destruction. Un troisième volet, nommé Ender’s Foundry, se spécialise dans la simulation ultra-rapide pour contrer les systèmes adverses en temps réel.
Une refonte des services de renseignement
Le volet renseignement de cette nouvelle organisation repose sur deux piliers majeurs. Le projet Open Arsenal va transformer les données du terrain en capacités militaires en un temps record. L’ambition est de convertir le renseignement technologique en capacités offensives en seulement quelques heures.
De son côté, le projet Grant vise à transformer la dissuasion classique. Fini les postures statiques. L’armée américaine compte utiliser l’IA pour exercer une pression dynamique sur les théâtres d’opérations. L’objectif est d’obtenir des résultats directement interprétables par le commandement. Cette modernisation concerne directement les trois millions de personnels que compte le Département de la Guerre.
Accès généralisé aux modèles de pointe
Sur le plan administratif et opérationnel, le Département va généraliser l’usage des modèles d’IA générative les plus performants. Les personnels disposant d’une habilitation de niveau Information Level 5 (IL-5) ou supérieure auront désormais accès à ces outils. Cet accès se fera via le programme GenAI.mil, avec des solutions comme Gemini de Google ou Grok de xAI.
Emil Michael, sous-secrétaire à la Guerre chargé de la recherche et de l’ingénierie, a précisé que le rythme adopté est celui d’un temps de guerre. Cette cadence impose un renforcement rapide des infrastructures. Le DoW prévoit une extension massive de ses capacités de calcul. Il compte aussi recruter des spécialistes du secteur civil via l’initiative Tech Force.
Fin des critères non militaires
Le communiqué officiel souligne une rupture nette avec les politiques précédentes. Le Département de la Guerre a confirmé la suppression définitive des critères dits « woke DEI » (Diversité, équité et inclusion) dans le développement de ses systèmes d’intelligence artificielle. Les autorités insistent sur le fait que les nouveaux outils doivent rester objectifs et strictement centrés sur la mission militaire.
Cette restructuration globale s’accompagne d’un investissement massif dans les centres de données. En facilitant l’accès aux flux d’informations brutes, le Pentagone espère obtenir un avantage technologique décisif. L’intégration de ces technologies de rupture doit garantir, selon les responsables du projet, une supériorité immédiate dans la vitesse de décision sur le champ de bataille.
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