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Le monde n’est pas prêt pour les armes autonomes létales

Discussion des nations Unies :sur les armes autonomes létales

Les grands dirigeants ne sont toujours pas d’accord sur les mesures à prendre concernant les armes autonomes létales.

Actuellement, il existe des armes qui n’attendent pas les ordres des humains pour attaquer leur cible. En effet, grâce à l’intelligence artificielle, certains dispositifs prennent eux-mêmes leurs décisions. Mais est-ce réellement une bonne chose ? Les pays de l’ONU ne sont pas d’accord sur le sujet.

Le débat mondial sur les armes autonomes létales

La convention des Nations Unies s’est tenue vendredi dernier et a rassemblé 120 pays. Entre autres sujets, la discussion sur les armes autonomes létales n’a pas réussi à les mettre d’accord. 

Certains pays, notamment le Brésil, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et la Suisse sont d’avis que les Nations Unies doivent mettre en place un traité pour limiter l’usage des armes autonomes létales. Pour l’Allemagne et la France, la restriction devrait surtout s’appliquer aux armes qui ciblent des humains. Quant à la Chine, elle est d’accord pour imposer des restrictions sous plusieurs conditions.

En revanche, les États-Unis, la Russie, l’Inde, le Royaume-Uni et l’Australie s’opposent à l’interdiction de ces armes. Selon eux, cela les placerait en situation de désavantage stratégique.

Qu’est-ce que ça signifie pour l’avenir ?

Alors que les discussions continuent, certains pays continuent de développer leur technologie d’armement. Quelque mois plus tôt, un rapport de l’ONU accusait un drone autonome d’avoir causé la mort d’un soldat lors de la guerre civile en Libye. D’autre part, en septembre dernier, une enquête a révélé que l’armée israélienne aurait utilisé une mitrailleuse assistée par l’IA pour assassiner un scientifique nucléaire iranien.

Outre les conséquences directes de ces armes, une autre difficulté concernant le sujet est le manque de transparence. Tout d’abord, il est souvent difficile de savoir quand ces armes ont été utilisées. Mais ce qui dérange le plus c’est le fait qu’elles agissent seules. Autrement dit, les armes autonomes létales décident d’elles-mêmes qui doit mourir ou non et aucun humain ne sera considéré comme responsable.

Par ailleurs, même si des restrictions entrent œuvre, certains pays pourraient continuer de développer des armes en tant que mesures défensives. Effectivement, pour les grandes forces armées, le plus important reste de prendre l’avantage sur les adversaires.

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