Selon Sam Altman, le PDG d’OpenAI : « les personnes plus âgées utilisent ChatGPT comme un remplaçant de Google ». En clair, ils posent des questions et attendent des réponses. À l’inverse, les plus jeunes consultent l’IA avant toute décision. Pour ces derniers, c’est comme une sorte d’assistant personnel hyperconnecté à leur quotidien.
Chez les 18-30 ans, l’outil ChatGPT est vu comme un conseiller de vie numérique. Mais ce sont les étudiants qui poussent l’usage à son maximum. « Les étudiants l’utilisent comme un système d’exploitation », observe Altman. En pratique, cela signifie des échanges constants, des prompts réutilisés, des documents partagés, une organisation optimisée autour de l’IA. Tout est réfléchi avec et par ChatGPT selon les besoins scolaires et personnels.
Consulter avant de décider
Pour les plus jeunes, l’IA est un interlocuteur incontournable. Altman souligne même que « certains ne prennent plus de décisions personnelles sans consulter ChatGPT ». C’est une forme de dépendance acceptée, où l’outil connaît leur entourage et leurs échanges passés.
En février 2025, OpenAI publiait un rapport révélateur : « les jeunes adultes et les adolescents sont les plus gros utilisateurs de ChatGPT ». En fait, plus d’un tiers des 18-24 ans y ont recours régulièrement. Chez les 13-17 ans, l’usage de ChatGPT pour les devoirs a doublé en un an, passant de 13 % à 26 %, selon le Pew Research Center. Ce chiffre montre une adoption rapide, bien ancrée dans les habitudes scolaires.
Même chez OpenAI, l’usage de ChatGPT fait partie du quotidien
L’usage de l’outil ChatGPT dépasse les seuls utilisateurs externes. Chez OpenAI même, l’outil est omniprésent. « Cet outil écrit beaucoup de notre code », reconnaît Altman. Il rejoint ainsi Sundar Pichai, PDG de Google, qui affirmait que l’IA rédigeait déjà 25 % du nouveau code produit par ses équipes. Ce n’est donc plus simplement un outil annexe, c’est un acteur à part entière du quotidien professionnel.
Altman ne cache pas cette évolution : « l’IA est en train de s’installer dans nos vies comme un compagnon numérique, toujours présent, toujours consulté ». C’est un miroir de notre époque, et peut-être un reflet de nous-mêmes.
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