OpenAI lance ChatGPT Images 2.0, un modèle natif capable de raisonner avant de générer des visuels, dans le but de surpasser le Nano Banana 2 de Google.
C’est le grand retour à l’offensive. Après une période de turbulences internes, OpenAI a officiellement lancé ChatGPT Images 2.0. Ce nouveau modèle, qui avait fuité sous le nom de code « Duct Tape », marque une étape majeure dans la stratégie de l’entreprise. OpenAI ne se cache plus : sur l’une des slides de présentation montrées à la presse, on pouvait lire le message provocateur « il explose Nano Banana ». Ce lancement intervient alors que le service de l’entreprise plafonnait depuis la fin d’année.
Un milliard d’images et un nouveau cerveau
L’objectif est clair : transformer ChatGPT en un moteur de création visuelle incontournable au quotidien. Les chiffres donnent déjà le tournis : chaque semaine, plus d’un milliard d’images sont générées par les utilisateurs de la plateforme. L’entreprise mise tout sur cet outil pour relancer sa croissance face à Anthropic et Google.
La grande nouveauté réside dans l’intégration d’une véritable couche de raisonnement. Le modèle planifie désormais la composition et interroge l’intention de l’utilisateur avant de poser le moindre pixel. Il est aussi capable de mémoriser vos préférences personnelles et vos précédentes créations pour affiner le résultat.
Des performances techniques revues à la hausse
Côté technique, les nouveautés sont nombreuses, bien que la résolution reste pour l’instant limitée au 2K. La maîtrise typographique est enfin au rendez-vous, permettant d’intégrer des textes complexes sans que les lettres ne bavent. Le modèle gère aussi des formats extrêmes, allant du 3:1 pour des bannières au 1:3 pour les smartphones.
L’intelligence multilingue fait un bond en avant selon les données présentées par OpenAI. Le système comprend et génère nativement du texte en japonais, coréen, chinois, hindi ou encore bengali. La génération en lot permet désormais de créer 8 images simultanément en conservant une stricte cohérence de personnage.
Crash-test : ChatGPT face au Nano Banana 2
Soumis à dix épreuves impitoyables, le nouveau modèle d’OpenAI montre ses muscles mais aussi ses limites. Sur le terrain du réalisme, ChatGPT Images 2.0 a marqué des points décisifs lors du test de « street photography ». Il a généré une Une de journal cohérente avec le score exact du match du Real Madrid de la veille.
Toutefois, le modèle n’est pas infaillible et trébuche encore sur la physique spatiale pure. OpenAI admet des difficultés pour générer des modes d’emploi d’origami ou résoudre visuellement un Rubik’s Cube. Sur la rigueur architecturale, le Nano Banana 2 de Google propose souvent des structures plus logiques et crédibles.
Introducing ChatGPT Images 2.0
— OpenAI (@OpenAI) April 21, 2026
A state-of-the-art image model that can take on complex visual tasks and produce precise, immediately usable visuals, with sharper editing, richer layouts, and thinking-level intelligence.
Video made with ChatGPT Images pic.twitter.com/3aWfXakrcR
Trois modèles pour une segmentation musclée
OpenAI a clarifié son offre commerciale avec une division stricte des capacités selon le prix. La version gratuite donne accès au mode « Instant », rapide mais dépourvu des capacités de raisonnement avancé. L’abonnement ChatGPT Plus débloque le mode « Thinking », où l’IA prend le temps de structurer son idée.
Pour les professionnels les plus exigeants, il faudra se tourner vers l’abonnement ChatGPT Pro. Facturé entre 100 et 200 euros par mois, il offre la meilleure version du modèle et des capacités étendues. L’intégration avec Codex permet aussi de transformer des brouillons d’interfaces en code fonctionnel directement.
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