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Collecte de données : quelle IA est la plus gourmande ?

Interaction professionnelle en open-space symbolisant le flux d'informations et la collecte de données par l'IA.

Le rapport « AI Chatbot Privacy » de Surfshark montre que les IA intensifient leur collecte de données, Meta AI et Google Gemini en tête.

L’intelligence artificielle consomme avant tout de l’information humaine. L’étude de mars 2026 menée par Surfshark a passé au crible les fiches de confidentialité de onze assistants majeurs sur l’App Store. Le constat est sans appel : les applications collectent en moyenne 14 types de données sur les 35 analysés par les chercheurs, marquant une progression de la curiosité numérique par rapport aux relevés de 2025.

Meta AI et Google Gemini sur le podium

Le rapport de 2026 confirme la domination des écosystèmes intégrés dans la captation d’informations. Meta AI se positionne comme l’assistant déclarant le plus grand périmètre de collecte. Il affiche 33 des 35 types de données possibles, soit près de 95 % du total analysé. Selon Surfshark, Meta AI est actuellement le seul outil du panel à déclarer la collecte de données dans la catégorie des informations financières.

Google Gemini occupe la deuxième place avec 23 types de données déclarés. L’étude précise que Gemini, aux côtés de Meta AI, Microsoft Copilot et Perplexity, fait partie des rares assistants à exiger un accès à la localisation précise. Ces outils peuvent également enregistrer des informations qualifiées de « sensibles » (opinions, santé ou croyances). Cela se produit dès lors que l’utilisateur les fournit volontairement au cours d’une conversation.

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De son côté, ChatGPT d’OpenAI affiche une politique en nette évolution. Selon les fiches de l’App Store, il déclare désormais recueillir 17 types de données, soit une hausse de 70 % par rapport aux 10 types identifiés l’an dernier. Cette extension inclut la localisation grossière, les données audio et l’historique de recherche.

Vie privée : une localisation sous haute surveillance

La finalité de cette accumulation dépasse le simple cadre de l’amélioration technique. Selon le rapport Surfshark, 70 % des applications d’IA analysées déclarent collecter la localisation de l’utilisateur. L’année dernière, ce chiffre n’était que de 40 %. Une part importante de ces données est destinée au profilage ou au suivi publicitaire. Cela concerne particulièrement les acteurs dont le modèle économique repose sur la publicité ciblée.

Les assistants indépendants ou spécialisés tentent de se démarquer avec des politiques plus restrictives. Ils limitent souvent leur collecte au strict nécessaire technique pour l’authentification et la sécurité. Toutefois, la tendance de 2026 montre que plus une IA est intégrée à vos réseaux sociaux ou vos outils de productivité. Dans ce cas, elle agit comme un capteur transversal de votre vie numérique.

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Les leviers pour reprendre le contrôle sur vos assistants IA

Face à ces pratiques de collecte déclarées, Surfshark recommande des actions concrètes pour protéger votre anonymat en 2026 :

  • Désactiver l’entraînement du modèle : dans vos réglages (notamment sur ChatGPT et Gemini), refusez que vos échanges servent à l’amélioration globale de l’IA.
  • Utiliser les modes « éphémères » : privilégiez les discussions temporaires qui ne sont pas enregistrées dans l’historique permanent de votre compte.
  • Restreindre les accès système : refusez systématiquement l’accès à la localisation précise et aux contacts si l’usage de l’IA ne le justifie pas strictement.

En 2026, l’hygiène numérique n’est plus une option. Avec un volume de 2,5 milliards de requêtes quotidiennes traitées par le seul ChatGPT, la masse de données personnelles injectée dans les serveurs est colossale. Chaque prompt est une information potentiellement stockée. La vigilance de chaque utilisateur est donc devenue indispensable pour bénéficier de la puissance de l’IA sans sacrifier sa sphère privée.

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