Les agents IA séduisent déjà largement les dirigeants de petites entreprises françaises, sans encore s’imposer dans leurs usages. Selon une étude OpinionWay pour Alibaba.com, 69 % aimeraient être assistés dans au moins un domaine, alors que seuls 8 % utilisent déjà cette technologie.
La pression quotidienne reste forte chez les patrons de petites structures. L’étude, menée auprès de 501 chefs d’entreprise en France, montre que 78 % estiment que tout repose sur eux. Dans le même temps, 6 sur 10 jugent leur emploi du temps trop souvent absorbé par des tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée.
Les petites structures sous pression
La charge pèse encore davantage sur certaines catégories. Parmi les indépendants sans salarié, 82 % disent avoir le sentiment que tout dépend d’eux. Cette proportion atteint 87 % chez les entreprises qui réalisent moins de 100 000 euros de chiffre d’affaires.
Cette organisation du travail affecte aussi l’activité. Près d’un tiers des dirigeants, soit 32 %, estime manquer parfois des opportunités de croissance. Les tâches peu créatrices de valeur occupent particulièrement les dirigeants de TPE de dix salariés ou moins.
L’IA générative a pourtant déjà trouvé sa place dans plusieurs entreprises. Un dirigeant sur deux déclare l’utiliser. L’adoption grimpe à 70 % chez les structures de 5 ans ou moins. Elle atteint aussi 63 % dans les entreprises avec 1 million d’euros de chiffre d’affaires, contre 34 % sous 100 000 euros.
Les agents IA restent peu utilisés
Les usages de l’IA restent encore concentrés sur quelques fonctions. Un quart des répondants cite l’aide à la rédaction, tandis que 21 % l’emploient pour produire des contenus visuels. L’analyse de données concerne 16 % des dirigeants. Le service client tombe à 9 %, puis la logistique et les approvisionnements à 7 %.
L’IA agentique reste nettement moins répandue. Si 45 % des chefs d’entreprise en ont déjà entendu parler, seuls 8 % déclarent l’avoir testée ou intégrée. Parmi les non-utilisateurs, 25 % se disent toutefois ouverts à son adoption.
Le contrôle humain constitue un point central. 19 % souhaitent conserver une supervision stricte des agents IA. Seuls 6 % envisagent de leur déléguer pleinement certaines fonctions opérationnelles.
Le gain de temps motive les dirigeants
L’intérêt exprimé dépasse pourtant largement l’usage actuel. Au total, 69 % des répondants aimeraient recevoir l’aide d’agents IA dans au moins un domaine. La communication arrive en tête avec 28 %, devant le marketing à 27 %, le service client à 18 % et les achats ou la logistique à 15 %.
Le temps ainsi libéré serait d’abord consacré à la vie personnelle. 39 % des dirigeants souhaitent améliorer leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Cette proportion atteint 43 % chez les indépendants sans salarié. 34 % préféreraient se recentrer sur les tâches qu’ils jugent essentielles.
Michelle Lau, Managing Director France d’Alibaba.com, estime que les petites entreprises disposent encore d’un important potentiel de productivité grâce à ces outils. Elle défend le passage d’une IA utilisée ponctuellement à des agents capables d’exécuter certaines opérations sous contrôle humain.
La sécurité reste toutefois le premier frein, citée par 53 % des dirigeants. La qualité du travail généré inquiète 39 % des répondants. Enfin, 35 % évoquent une connaissance encore limitée des bénéfices de l’IA agentique, tandis que 28 % pointent un manque de compétences internes.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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