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Cette IA pourrait devenir la bête noire des faussaires

Une IA qui pourrait identifier les faussaires

Avec cette nouvelle IA, les faussaires n’auront qu’à bien se tenir. Aussi talentueux qu’ils puissent être, la technologie ne laisse rien passer.

Même avec la plus grande minutie, les œuvres peintes à la main contiennent des signes qui dévoilent la particularité d’un artiste. Mais à l’œil nu, il est souvent difficile de reconnaître les contrefaçons, même pour un expert. Cela laisse une marge aux imitateurs d’œuvres d’art, mais avec l’aide de l’intelligence artificielle, la situation pourrait changer.

Identifier les faussaires d’œuvres d’art à l’aide de l’IA

L’intelligence artificielle a plusieurs domaines d’applications possibles. Et quand elle permet de démasquer le faux du vrai, elle retient encore plus l’attention. En novembre dernier, des historiens de l’art et des scientifiques de la Case Western Reserve University ont développé un outil qui permet d’identifier l’auteur d’une peinture. Cette IA permettrait alors de déterminer les œuvres peintes par des faussaires.

Mais avant de nous avancer dans les potentiels avantages, parlons de la technologie en question. Il s’agit d’un modèle de machine learning qui analyse les détails d’un tableau qu’un expert ne pourrait pas voir à l’œil nu. Entre autres, l’IA analyse les données provenant de la cartographie 3D de la surface de la peinture.

L’étude est née quand Michael McMaster, l’un des chercheurs, a eu l’idée d’utiliser un profilomètre confocal chromatique pour analyser les peintures des étudiants avec une technique de balayage. Pour l’étude, ils ont demandé à quatre étudiants en art de peindre un même motif avec les mêmes outils (pinceaux, peinture et toile). Les tableaux ont ensuite été numérisés et divisés en grilles de minuscules carrés. Après une analyse comparative, l’IA a réussi à prédire les auteurs de chaque tableau avec une précision supérieure à 95 %.

Le style involontaire

L’un des chercheurs, Kenneth Singer, qui est professeur de physique, a évoqué ce qu’il appelle le « style involontaire » d’un peintre. Il s’agit d’un indicateur, pouvant faire la taille d’un poil de pinceau qui différencie chaque œuvre. C’est donc en identifiant ce type d’indicateurs que l’IA pourrait identifier les faussaires. Outre l’attribution de tableaux, cette technologie pourrait éventuellement s’appliquer à la contrefaçon de textile, de sculpture ou aux faux monnayeurs. Quoi qu’il en soit, elle est bien en avance par rapport aux autres méthodes d’IA utilisées pour détecter la contrefaçon.

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