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Il demande 1 milliard de dollars pour corriger le plus gros défaut de l’IA

Jerry Tworek, ex vice-président OpenAI

Il a ses raisons d’avoir quitté OpenAI. Ce n’est pas les motivations qui manquent. Pourtant, pour pousser son projet au maximum, le financement semble encore insuffisant. Quelques semaines après avoir quitté OpenAI, Jerry Tworek ne perd pas de temps.

Son objectif est de construire une IA radicalement différente. Avec sa nouvelle société Core Automation, il annonce vouloir lever jusqu’à un milliard de dollars.

L’idée consiste à dépasser les modèles classiques et à initier l’apprentissage continu. C’est une approche qui pourrait transformer la manière dont les machines apprennent, au lieu de rester figées après leur entraînement initial.

Qui est celui qui a quitté OpenAI ?

Il s’agit de Jerry Tworek. Et ce n’est pas n’importe qui. Il a rejoint OpenAI en 2019 et y a passé près de sept ans, gravissant les échelons jusqu’au poste de vice-président de la recherche.

Ses contributions étaient massives. De l’apprentissage par renforcement au codage et au raisonnement, il a touché à presque tout ce qui compte dans l’IA moderne.

Le passage de Tworek chez OpenAI coïncide d’ailleurs avec une période de croissance fulgurante, comme le note AI Tech Suite.

L’organisation est passée d’une petite association à but non lucratif à un véritable géant technologique mondial, capable de définir les standards de l’IA.

Tworek a piloté des avancées pionnière. Les premiers modèles de codage, comme Codex et la base de GitHub Copilot, ont été lancés sous sa direction.

Il a également contribué à la découverte de la loi de scaling Chinchilla et au développement de GPT‑4 et ChatGPT, avec plugins et interpréteur de code. Chaque projet montre sa capacité à combiner vision stratégique et excellence technique.

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Ses succès les plus récents se concentrent sur les modèles de raisonnement o1 et o3. Ces systèmes pensent étape par étape pour résoudre des problèmes complexes. 

Enfin, Tworek a opéré un vrai pivot stratégique chez OpenAI. Il a orienté l’organisation vers l’échelle d’inférence pour le raisonnement, au lieu de se limiter à accumuler toujours plus de données et de puissance de calcul. 

En janvier 2026, Tworek a quitté OpenAI. Ce départ souligne un fossé grandissant entre la recherche fondamentale et les priorités commerciales.

Alors pourquoi il a quitté OpenAI ?

Jerry Tworek a surtout quitté OpenAI pour lancer sa propre IA, baptisée Core Automation. Cette startup vise des innovations fondamentales, bien loin des méthodes classiques de pré-entraînement à grande échelle.

La levée de fonds, entre 500 millions et 1 milliard, montre que Tworek ne plaisante pas. L’information a été publiée le 28 janvier 2026 par The Information, relayée sur LinkedIn, X et Reddit. Même si aucun closing de fonds n’a été confirmé à ce jour

Cette levée de fonds s’inscrit dans le cadre de montée en puissance des nouveaux laboratoires de recherche en Ia récemment créés. En gros, Tworek veut coûte que coûte faire avancer son IA.

Pour Jerry Tworek, les modèles d’IA classiques ont atteint leurs limites et il veut créer une nouvelle catégorie capable d’évoluer en continu. La startup se place donc sur un terrain risqué, mais potentiellement lucratif. 

Les investissements massifs sont nécessaires, car l’apprentissage continu exige des ressources énormes. Entre infrastructures cloud, talents rares et puissance de calcul, seules les équipes bien financées peuvent relever le défi.

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Du changement dans la recherche IA, ça c’est sûr !

Les laboratoires historiques comme OpenAI et Anthropic dominent encore le déploiement des modèles de langage à grande échelle. Mais de nouveaux acteurs, comme Core Automation, peuvent changer quelque chose. 

En effet, leur expertise technique pointue et leur capacité à lever d’énormes fonds leur donne un contrôle grandissant sur les architectures innovantes. Les fonds de capital-risque jouent un rôle clé. 

En finançant des projets à haut risque, ils orientent la recherche vers des pistes que les acteurs historiques délaissent.

L’enjeu est évident, car celui qui maîtrise l’apprentissage continu pourrait redéfinir la progression de l’IA dans les années à venir.

Contrairement à ce que certains imaginent, l’apprentissage continu n’est pas un raccourci vers l’intelligence générale.

Mais il introduit un mécanisme inédit. Les modèles peuvent adapter leur comportement en fonction des interactions en cours. De ce fait, une cognition adaptative n’était pas possible avec les cycles d’entraînement classiques.

Cette approche change aussi la gestion du risque. Au lieu de certifier un modèle une fois pour toutes, la supervision devient continue. Chaque interaction peut influencer les capacités du système. Ce qui supprime les limites naturelles qui freinaient le développement des modèles.

Une évolution sans limite

D’ici 2027, les progrès en apprentissage continu redéfiniront comment on mesure la proximité avec l’intelligence générale. La taille des modèles ou les scores de benchmark ne suffiront plus. 

Les régulateurs et les développeurs devront désormais considérer la croissance des capacités comme un processus permanent. Le comportement adaptatif des modèles deviendra le nouvel indicateur de leur intelligence, et non plus leurs performances statiques.

Core Automation ne promet pas la singularité, mais ouvre une nouvelle voie. Avec un milliard de dollars, Tworek espère créer des systèmes capables d’évoluer continuellement. Et dans ce domaine, les pionniers prennent une longueur d’avance que personne ne pourra ignorer.

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