Une parlementaire britannique veut interdire les outils à dénuder de l’IA

Suivez Intelligence-Artificielle

Maria Muller souhaite lancer un débat pour interdire les outils de l’IA qui permettent de dénuder des photos de femmes.

Les applications en question donnent aux utilisateurs la possibilité de déshabiller les femmes sur les photos. Elles utilisent l’intelligence artificielle pour générer des contenus qui devraient être interdits, d’après la parlementaire britannique.

Interdire les  « outils à dénuder » des photos de l’IA

Actuellement, ces applications d’IA se propagent rapidement sur les réseaux sociaux. Selon un analyste, un de ces sites aurait enregistré plus de cinq millions de visites en juin dernier.

Selon Miller, le Parlement devrait débattre sur la question, et créer une loi pour interdire ces outils. Elle met l’accent sur l’impact de ces applications sur la vie des gens, étant donné que les images sont créées et distribuées sans consentement. D’après elle, la question sur l’interdiction de ces outils de l’IA qui servent à dénuder des photos devrait être abordée dans le prochain projet loi sur la cybersécurité.

De son côté le groupe de campagne Cease (Centre To End All Sexual Exploitation) a également fait une déclaration allant dans ce sens. La directrice générale Vanessa Morse affirme que c’est injuste que les victimes soient contraintes de faire retirer leurs images d’internet. Par ailleurs, elles sont souvent traumatisées et humiliées.

Contraire à l’éthique

Bien que certains de ces services, comme DeepNude, aient décidé de se retirer, d’autres sont toujours sur le marché. Par ailleurs, bon nombre de ces applications produisent des résultats assez maladroits. Cependant, un site Web lancé en 2020, appelé DeepSukebe se place bien en avance sur ses concurrents.

 

Si Marie Miller souhaite interdire complètement cette technologie, d’autres personnes ont un point de vue moins catégorique. En effet, Ivan Bravo reconnaît que ces outils à dénuder des photos ne sont pas conformes à l’éthique de l’IA. Il est difficile d’empêcher la société actuelle d’atteindre un objectif qu’elle s’est fixé. Toutefois, l’utilisation de ces applications, comme la mission de DeepSukebe le confirme, vise à « réaliser les rêves de tous les hommes ».

 

Bravo a donc qualifié la technologie de « sexiste » étant donné qu’elle sert exclusivement à dénuder les photos de femmes. Si ces outils doivent faire partie de notre quotidien, il faudrait définir un cadre légal et éthique pour leur utilisation.

Restez à la pointe de l'information avec
INTELLIGENCE-ARTIFICIELLE.COM !

Abonnez-vous à notre chaîne YouTube et rejoignez-nous sur Actualités

ARTICLES SIMILAIRES

AI Act : qui doit piloter l’IA dans une petite entreprise ?

Depuis le 2 août 2026, l’AI Act est entré dans une phase d’application concrète. Pour Jean-François Deldon, CEO de Yakadata, les TPE et PME doivent

10 août 2026

Comprendre pourquoi les utilisateurs souhaitent désactiver l’intelligence artificielle de Google

Depuis l’été 2026, les fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées directement dans Google modifient profondément l’expérience des utilisateurs. Si la promesse d’outils plus intuitifs et efficaces séduit,

5 août 2026

AI Act : les obligations de transparence débutent

L’AI Act impose de nouvelles règles de transparence aux entreprises européennes. Derrière l’échéance juridique, la qualité et la traçabilité des données deviennent le vrai test.

2 août 2026

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la loi française va-t-elle trop loin ?

Le 21 juillet 2026 marquera un tournant dans l’histoire du numérique français. L’Assemblée nationale a voté une interdiction des réseaux sociaux aux de 15 ans,

29 juillet 2026

Quand l’IA s’invite au Parlement européen, les lois fantômes débarquent

Des amendements comportant des références législatives inexistantes inquiètent Bruxelles. Pour limiter les dégâts, le Parlement prépare une plateforme interne. L’inquiétude gagne les couloirs du Parlement

22 juillet 2026

Google est sommé d’ouvrir Android aux IA rivales

L’Union européenne impose de lourdes contraintes d’ouverture à Google sur la recherche et son système Android d’ici un an. Bruxelles vient de porter un coup

16 juillet 2026

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire