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La Royal Navy teste des voiliers robots

La Royal Navy teste des voiliers robots

La marine britannique expérimente une flottille de petits navires autonomes propulsés par le vent. Cette innovation technologique permet de créer un réseau de capteurs persistants pour sécuriser les communications sous-marines stratégiques.

La Royal Navy renoue avec l’énergie éolienne via des tests de voiliers robotisés. Ces engins, nommés C-Stars, mesurent 1,2 mètre pour un poids de 40 kilos. Ils sont fabriqués par l’entreprise Oshen basée à Plymouth au Royaume-Uni. Des panneaux solaires alimentent l’électronique de bord tandis que le vent assure la propulsion. Ce système permet ainsi de déployer de vastes réseaux de capteurs océaniques.

Un réseau de capteurs océaniques autonomes

Les C-Stars fonctionnent comme des bouées capables de maintenir leur position exacte. Ces navires parcourent environ 80 kilomètres par jour à une vitesse de deux nœuds. La vitesse importe peu car l’objectif est le positionnement précis des capteurs. Cette autonomie permet alors de surveiller des zones maritimes très étendues.

Ces embarcations autonomes peuvent rester en mer pendant six mois ou plus. Elles résistent d’ailleurs aux pires conditions météorologiques comme les ouragans dévastateurs. Un projet avec la NOAA a prouvé leur résistance aux tempêtes extrêmes l’an dernier. Cette robustesse garantit ainsi une collecte de données continue.

Lors des essais, un robot plus grand transporte trois unités C-Stars. Il les dépose ensuite dans la zone cible choisie par la marine. Cette méthode permet d’installer rapidement une flotte de surveillance robotisée efficace. Le système devient ainsi opérationnel en quelques minutes seulement.

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Communications sous-marines et détection furtive

Le remplacement des bouées jetables

Le système sert principalement à relayer les signaux acoustiques des sous-marins. Multiplier les points de contact complique grandement la localisation par l’adversaire potentiel. Si cent robots sont déployés, le sous-marin peut se trouver n’importe où. Cette saturation du réseau protège ainsi la position des bâtiments furtifs.

Les C-Stars pourraient remplacer avantageusement les bouées sonar à courte durée de vie. Ils utilisent des hydrophones pour détecter les menaces sous-marines de manière permanente. Cette technologie offre donc une capacité de détection acoustique durable. Les coûts opérationnels sont alors considérablement réduits par rapport à l’ancien matériel.

Une ligne de piquetage défensive

Les voiliers Navy peuvent aussi détecter des navires, des missiles ou des drones. Ils repèrent les cibles tentant de passer inaperçues au radar classique actuel. Le réseau forme alors une barrière de capteurs intelligents très efficace. La protection des côtes devient donc plus automatisée et fiable.

L’autonomie au cœur de la stratégie navale

Environ cent types de navires sans équipage sont déjà en service mondial. L’autonomie est jugée primordiale pour gérer de vastes flottes de robots complexes. Cela réduit drastiquement les besoins en intervention humaine et les coûts financiers. L’intelligence embarquée assure ainsi une gestion optimale des trajectoires.

L’alliance d’une grande autonomie et d’opérations robustes est un atout. Un besoin minimal de supervision permet de piloter des systèmes complexes simultanément. Ces voiliers Navy agissent ainsi en toute autonomie sur de longues périodes de mission périlleuses. Les risques pour les marins sont alors largement diminués.

Le coût de la plateforme n’est qu’un aspect de l’équation budgétaire. La capacité à opérer en constellation change la donne pour la marine. La Royal Navy mise ainsi sur une automatisation des mers persistante et durable. Cette technologie définit alors les nouveaux standards du combat naval.

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