Avec son nouveau plan stratégique « Trust the future », l’opérateur historique français passe en mode IA-first. L’objectif est limpide, mais vertigineux : 100 % des interactions avec les clients devront être augmentées par l’intelligence artificielle.
Derrière ce chiffre, Orange cherche à bâtir un empire de services souverains pesant 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2030.
Mais croyez-moi, c’est un virage serré où l’IA devient le moteur de tout, du réseau à la relation client.
Un moteur à 600 millions d’euros de valeur
Pour Orange, l’IA est un impératif comptable. L’opérateur prévoit que l’intégration massive de l’IA dans ses opérations quotidiennes générera plus de 600 millions d’euros de valeur d’ici à 2028. Comment ? En s’attaquant à deux piliers : l’efficacité réseau et l’optimisation interne.
Orange envisage cependant d’utiliser l’IA prédictive pour anticiper les pannes et réduire drastiquement les temps d’arrêt.
Quant à l’optimisation interne, l’objectif est de fluidifier les processus administratifs et techniques pour gagner en agilité.
100 % d’interactions augmentées, donc plus de SAV classique ?
Orange veut que chaque interaction avec un client soit, d’une manière ou d’une autre, assistée par l’IA.
Attention, cela ne signifie pas nécessairement la disparition des conseillers humains. L’idée est plutôt de doter ces derniers d’outils augmentés (LLM, assistants en temps réel) pour résoudre les problèmes plus vite et de manière plus personnalisée.
Pour le client, cela devrait se traduire par moins d’attente et des réponses enfin pertinentes dès le premier contact.
A new chapter is starting at @Orange!
— Christel Heydemann (@Cheydema) February 19, 2026
We just released Trust the future, our new strategic plan. Over the past year, we have transformed Orange into a leading telecommunications company, serving more than 340 million customers worldwide, making our company simpler, stronger, and… pic.twitter.com/qN4i5iEXS4
Cap sur les 2 milliards d’euros de CA
Orange Business change également de braquet. L’objectif est d’atteindre 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans les services d’IA d’ici 2030.
Pour y parvenir, l’opérateur ne compte pas seulement revendre les technologies des autres, mais s’appuyer sur ses propres forces. Notamment la souveraineté et le Cloud pour proposer des LLM (Grands modèles de langage) hébergés sur un cloud de confiance. Et donc de rassurer les entreprises sur la confidentialité de leurs données.
Mais aussi la cybersécurité qui consiste à fusionner l’IA et la protection des données, un créneau vital en 2026.
Et les secteurs critiques dans le but de cibler spécifiquement les domaines de la défense et de la santé, où les besoins en IA sécurisée sont colossaux.
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