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Une romance avec ChatGPT ? OpenAI dit non

La solitude et l’isolement touchent un nombre croissant de personnes. Pour y faire face, certains se tournent vers les chatbots IA pour en faire un substitut de compagnie. Mais, l’entreprise OpenAI, a décidé que le rôle de l’intelligence artificielle doit rester celui de conseiller. ChatGPT ne peut pas être considéré comme une « petite amie virtuelle ».

Les « petites amies IA » envahissent le GPT-Store

Le GPT Store est la dernière nouveauté de la start-up OpenAI.  Il permet aux développeurs de créer et de partager des  GPTs personnalisés. Lancée ce mois-ci, cette boutique d’applications a déjà connu un franc succès. De nombreux développeurs y ont publié des applications couvrant un large éventail de domaines : jeux ludiques, assistants augmentant la productivité, outils d’aide pour des tâches complexes comme le graphisme, etc.

Mais, le GPT-store a également vu fleurir des applications proposant des « petites amies IA » dès son lancement : « Your AI Girlfriend, Tsu », « Virtual Sweetheart », « Judy », « Korean Girlfriend » et bien d’autres encore. Au départ des conversations, certains de ces chatbots posent des questions intimistes sur les fantasmes romantiques des utilisateurs. Et ils peuvent générer des échanges romantiques, coquines et aussi sexuelles.

Une pratique interdite par la politique d’utilisation d’OpenAI

Dans sa politique, la société de Sam Altman interdit les contenus à caractère sexuel explicite ou suggestif. Elle a ainsi retiré de sa boutique toutes les « petites amies IA ». Cependant, afin de contourner cette restriction et poursuivre la commercialisation de leurs créations, les développeurs ont juste rebaptisé leurs chatbots avec des noms plus discrets.

Puis, il semble que l’application de cette politique par la société manque de rigueur. Après une première vague de suppressions, le rythme des retraits a en effet largement ralenti, laissant encore disponibles plusieurs « petites amies IA » sur le GPT Store. Étant donné leur popularité auprès des utilisateurs, OpenAI paraît ambivalente quant à leur interdiction totale.

Petites amies IA, une solution ou un renforcement de l’isolement ?

La grande majorité des géants de l’IA ont fixé des restrictions afin de prévenir les requêtes à caractère sexuel, voire romantique sur leurs chatbots. Une décision certainement guidée par un souci éthique et de protection des utilisateurs. Et ce, dans un contexte où Internet semble aggraver un sentiment de solitude toujours plus répandu au sein de notre société moderne. Le succès des applications de livraison de repas en est un bon exemple. Avec Internet, une journée entière peut s’écouler derrière son écran, coupé du monde extérieur, tout en ayant la possibilité d’accéder à une multitude de biens et de services.

Les « petites amies IA » risquent d’accentuer ce phénomène d’isolement croissant. Aucune preuve n’existe jusque-là si de telles relations contribueront au bonheur des utilisateurs, ou si elles ne feront au contraire qu’atténuer leur bien-être sur le long terme. Par ailleurs, les développeurs de ces GPT-s sont généralement focalisés sur les performances techniques de leurs créations, ne tenant pas compte de leurs enjeux psychologiques.  

La marche à suivre optimale demeure ainsi ambigüe. Faut-il interdire ce type d’IA ou l’adopter aveuglément ? Un débat public, impliquant à la fois spécialistes et utilisateurs de ces IA, est nécessaire pour évaluer leur impact réel sur le bien-être. Pour l’instant, OpenAI a préféré bannir ces chabots potentiellement problématiques.  Mais ce n’est pas pour autant que les célibataires doivent renoncer à trouver l’amour.  Si votre recherche passe par les écrans, les sites de rencontres peuvent vous aider à trouver une petite copine réelle.

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