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OpenAI : son origine et ses contributions pour l’IA

OpenAI

OpenAI est une organisation qui cherche à promouvoir l’IA à travers un modèle ouvert et coopératif. L’entreprise œuvre pour mettre la technologie à la portée de tous et pour qu’elle profite à l’ensemble de l’humanité.

L’intelligence artificielle prend de plus en plus d’ampleur dans le monde d’aujourd’hui. Elle s’incruste au sein des entreprises de tous les secteurs et dans notre quotidien. Face à l’intérêt grandissant pour cette technologie, OpenAI souhaite développer une intelligence artificielle générale et la mettre au profit de tous. Ce faisant, l’entreprise espère nous préparer à l’avenir que nous réserve l’IA.

L’origine d’OpenAI

OpenAI est une entreprise de R&D sur l’intelligence artificielle créée initialement à but non lucratif. L’objectif principal des recherches est de faire de l’IA une technologie qui profite à l’humanité. La société a été fondée par Elon Musk, Sam Altman et d’autres investisseurs en 2015. Elle cherche à promouvoir une intelligence artificielle générale ouverte et coopérative et s’engage à rendre publiques ses recherches ainsi que ses brevets.

Les menaces de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle est une technologie émergente qui a transformé le monde d’une manière étonnante depuis son apparition. Bien qu’elle rende différentes tâches plus faciles, certains scientifiques expriment leur inquiétude face à son impact grandissant.

Pour Stephen Hawking et Stuart Russell, le développement de l’IA pourrait conduire à une « explosion de l’intelligence » qui anéantirait l’humanité. En outre, pour reprendre les termes d’Elon Musk, l’intelligence artificielle serait « la plus grande menace » pour les humains.

C’est ainsi qu’avec ses partenaires, ils ont eu l’idée de créer OpenAI. Initialement structurée en tant qu’organisme à but non lucratif, l’entreprise vise à créer un impact positif à long terme. Pour les fondateurs d’OpenAI, il est difficile de définir à quel point l’IA pourrait être bénéfique ou nuire à la société. L’idée est donc de créer une organisation qui produirait des résultats dans l’intérêt de l’humanité.

Un modèle ouvert et coopératif

Pour Elon Musk, le meilleur moyen de faire face à l’IA est de développer une technologie sûre et bénéfique pour tous. À cette fin, OpenAI s’engage avant tout à distribuer largement les bénéfices. Pour faire simple, la généralisation du déploiement de l’intelligence artificielle est un moyen pour l’entreprise de s’assurer qu’elle soit utilisée au profit de tous. Autrement dit, elle s’applique à empêcher les utilisations de l’IA qui nuisent à l’humanité. Et pour être en mesure de lutter contre l’impact de l’IA sur la société, OpenAI s’efforce de rester à la pointe dans le domaine.

En outre, elle souhaite garantir la sécurité pour rendre la technologie sûre et favoriser son adoption au sein de la communauté. De plus, si un projet est conduit par les mêmes valeurs, l’entreprise écarte l’idée de la concurrence et s’engage à aider à son développement.

D’autre part, pour relever les défis mondiaux de l’IA et de l’IA générale, OpenAI coopère avec d’autres institutions de recherches. Enfin, dans le but de fournir à la société un moyen de vivre avec la technologie, l’entreprise publie la plupart de ses recherches sur l’IA.

Les recherches d’OpenAI

Dans l’initiative de développer une intelligence artificielle générale, OpenAI exploite divers domaines de l’IA pour ses recherches. Parmi les sujets les plus récurrents dans ses publications figurent l’apprentissage par renforcement, la robotique, les modèles génératifs et, bien sûr, la sécurité.

Le reinforcement learning

L’apprentissage par renforcement ou le reinforcement learning (RL) est un domaine du machine learning qui consiste à former un agent dans un environnement complexe. En fonction de ses décisions, l’agent obtient des récompenses ou des pénalités. L’objectif est donc de maximiser la récompense cumulative.

En 2016, OpenAI a soumis à l’ArXiv un article intitulé « OpenAI Gym » présentant une boîte à outils pour la recherche sur le reinforcement learning. Plus tard, elle a téléchargé un autre article pour présenter la méthode de RL appelée LOLA (Learning with Opponent-Learning Awareness). Dans cette technique, l’apprentissage anticipé des agents dans un environnement est façonné par un autre agent.

Par ailleurs, l’entreprise a conçu un grand nombre de logiciels sur l’apprentissage par renforcement. Nous pouvons notamment citer Baselines et ACKTR, des ensembles d’algorithmes de RL. OpenAI a également publié le Random Network Distillation (RND), CoinRun, Procgen Benchmark ou encore Safety Gym, des suites d’environnements qui permettent de tester la performance des agents.

Outre ses travaux en interne, la société s’est associée à DeepMind pour développer des algorithmes et des agents RL.

La generative AI

Un autre domaine dans lequel OpenAI a multiplié les publications et les recherches est la Generative AI. Elle a publié 5 articles sur les modèles génératifs qui ont tous été soumis à l’ArXiv.

En outre, OpenAI a conçu un logiciel de génération de langage appelé GPT-2 en 2019. Il s’agit d’un système qui peut résoudre différentes tâches linguistiques comme l’écriture d’une nouvelle ou la traduction d’un texte. Les versions se sont succédé jusqu’à la dernière qui comptait 1,5 milliard de paramètres. En 2020, le GPT-3 est publié sur GitHub. Il fait partie, jusqu’à ce jour, l’un des meilleurs modèles de langage basé sur l’IA. Mais nous en reparlerons plus tard.

OpenAI autour de la robotique

OpenAI a également publié plusieurs logiciels robotiques pour des jeux ou pour d’autres domaines. Pour citer quelques exemples, nous avons Roboschool et RoboSumo. L’entreprise a également présenté un système qui apprend à un robot à effectuer une tâche après l’avoir vue réalisée une fois. Les chercheurs d’OpenAI ont aussi dévoilé un système robotique pour la manipulation d’objets basé sur le reinforcement learning. En outre, ils ont publié en des environnements simulés pour l’apprentissage des robots.

La sécurité, une grande préoccupation d’OpenAI

Afin de fournir promouvoir une IA sûre et bénéfique, OpenAI a publié divers articles sur l’utilisation des technologies afin d’obtenir les meilleurs résultats. À travers ces publications, les chercheurs explorent les problèmes pratiques dans les systèmes de machine learning. D’autre part, ils proposent des méthodes et des approches qui fournissent des garanties de confidentialité pour les données. Ils abordent également les risques liés à l’utilisation malveillante de l’IA.

En gros, OpenAI a publié des dizaines d’articles et des logiciels sur les différents aspects de l’IA. Elle a multiplié les partenariats et les publications de logiciels en open source dans le but de rendre l’IA accessible à tous.

Les applications d’OpenAI

Nous avons déjà énuméré quelques produits et applications d’OpenAI dans notre guide, mais dans cette partie, nous entrerons plus dans les détails.

En concevant Gym, l’entreprise visait à fournir un benchmark d’environnements pour l’intelligence artificielle. Cet ensemble d’outils fonctionne exclusivement avec le langage Python et il offre une interface simple à l’utilisateur.

Dans RoboSumo, des humanoïdes virtuels doivent s’affronter en se déplaçant et en poussant l’agent adverse hors du ring. Ce logiciel a pour objectif d’entraîner les agents à s’adapter aux conditions changeantes de leur environnement.

En 2018, OpenAI a lancé le Debate Game dans lequel les machines apprennent à débattre devant un juge humain. L’objectif de ce programme est de déterminer le niveau de fiabilité des décisions de l’IA et de développer une IA explicable.

En outre, un projet intitulé Dactyl vise à former une Shadow Hand à partir de rien. Basé sur le même algorithme RL d’OpenAI Five, Dactyl permet à la main robotique de s’entraîner dans un environnement simulé.

Pour finir, parlons du Microscope d’OpenAI. Il s’agit d’une collection virtuelle de modèles de réseaux neuronaux. Elle a été constituée pour faciliter l’analyse des caractéristiques formées au niveau de chaque couche.

OpenAI et son rôle dans les jeux vidéo

Vous l’aurez compris, l’intelligence artificielle touche divers domaines. Et étant donné qu’OpenAI souhaite généraliser son intervention auprès de l’humanité, l’entreprise s’immisce également dans le domaine des divertissements. Effectivement, les eSports figurent parmi les domaines d’application de l’IA.

L’entreprise a, par exemple, créé une plateforme de recherche sur le reinforcement learning destiné aux jeux vidéo. Gym Retro permet aux développeurs de mener des recherches sur les algorithmes RL et d’étudier leur généralisation. Les agents virtuels ont principalement été entraînés à résoudre des tâches uniques. Avec Gym Retro, OpenAI offre la possibilité de repousser ces limites.

OpenAI Five

Les développeurs d’OpenAI ont créé une équipe constituée de 5 bots pour participer à Dota 2. Ils utilisent eux aussi un modèle de reinforcement learning. Lors du premier tournoi annuel du jeu, The International 2017, ce fut d’abord un seul bot qui réussit à battre Dendi, un joueur professionnel, dans un match 1 contre 1. Selon les développeurs, le bot a été entraîné en une seule journée au rythme de 180 années de parties. Il a également été confronté à d’autres joueurs, ce qui lui a permis de s’adapter à leur style.

En 2018, ils ont réussi à mettre au point l’équipe OpenAI Five pour jouer dans une partie 5 contre 5. Malgré une performance étonnante, les bots ont perdu les deux matchs auxquels ils ont participé lors de The International 2018. Mais des mois plus tard, OpenAI Five a remporté un match d’exhibition contre les champions du monde en titre à l’époque.

Enfin, sur 42 729 parties d’une compétition en ligne ouverte en 2019, les bots d’OpenAI en ont remporté 99,4 %.

Generative Pre-trained Transformer (GPT)

C’est en juin 2018 que le premier article faisant référence à un modèle génératif pré-entraîné a été publié. Il présentait l’idée d’un modèle linguistique capable d’acquérir une connaissance à partir d’un ensemble de données textuelles diversifiées.

Puis, le GPT-2 (Generative Pre-trained Transformer 2) a vu le jour en 2019. Il a fait l’objet de remises en question quant aux risques de création de fake news. Enfin, en 2020, OpenAI a présenté le modèle GPT-3 en affirmant qu’il contient 175 milliards de paramètres. Selon les chercheurs, le GPT-3 est capable de certaines tâches de « méta-apprentissage » et de généraliser l’objectif d’une paire entrée-sortie.

Les deux modèles Trasformer ont tout d’abord été publiés en versions limitées pour éviter les abus. D’ailleurs, des chercheurs de l’Université de Georgetown ont prouvé que le GPT-3 était réellement capable de créer des fake news.

Les autres modèles génératifs

En 2019, les chercheurs ont dévoilé un modèle de deep learning formé pour prédire une suite de notes de musiques dans les fichiers MIDI. Baptisé MuseNet, il permet de générer des morceaux à partir de dix instruments et dans quinze styles différents. Un an plus tard, ils ont publié l’algorithme Jukebox qui peut générer de la musique avec des voix.

Par ailleurs, OpenAI a aussi créé un couple de modèles Transformer appelés DALL-E et CLIP. Le premier permet de générer une image à partir d’une description textuelle tandis que le deuxième, inversement, reproduit la description d’une image. Les deux modèles reposent sur le modèle GPT-3. En outre, DALL-E peut créer des images d’objets très réalistes ou des objets qui n’existent pas.

L’année dernière, OpenAI a lancé une API (interface de programmation d’application) polyvalente pour permettre aux développeurs d’accéder à leurs nouveaux modèles.

La restructuration d’OpenAI

Le mois de février 2018, OpenAI a annoncé le départ d’Elon Musk de son conseil d’administration. La cause déclarée était un conflit d’intérêts par rapport à ses engagements envers Tesla qui se concentre de plus en plus sur l’IA. Cependant, Musk reste l’un des principaux donateurs de l’organisation.

Mais une autre nouvelle a marqué l’histoire d’OpenAI. En 2019, alors qu’elle venait de présenter un nouveau produit (Neural MMO), l’entreprise a annoncé son passage vers un modèle « à but lucratif plafonné ». Elle a expliqué qu’avec l’ancien statut, il lui était difficile d’obtenir les fonds nécessaires pour atteindre ses objectifs. Par conséquent, OpenAI LP (Limited Partnership) a été créé pour attirer de nouveaux capitaux.

En juillet 2020, Microsoft a investi 1 million de dollars dans l’organisation, dans le but de développer une IA générale avec des avantages économiques distribués. Deux mois plus tard, une nouvelle annonce réunit les deux noms pour octroyer une licence exclusive à GPT-3. D’après Microsoft, l’objectif est de tirer parti des innovations techniques pour fournir des solutions avancées aux clients. Par la même occasion, le géant de la technologie espère créer de nouvelles solutions en exploitant les technologies avancées du langage naturel.

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