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Les propositions de réglementation sur le Deepfake ne sont pas assez strictes

Réglementation du deepfake

Une nouvelle réglementation sur les technologies de l’IA, dont le Deepfake, devrait entrer en vigueur en Europe tout comme au Royaume-Uni. Mais les nouvelles propositions sont très limitées.

Les nouvelles technologies restent un terrain difficile pour les législateurs de tous les pays. Cependant, certaines inventions causent beaucoup de dommages et nécessitent une prise de mesure plus rapide. Concernant les Deepfakes, quelques États américains interdisent déjà leur diffusion, voire même leur création. Qu’en est-il de l’Europe et du Royaume-Uni ?

Une réglementation sur le Deepfake

Dans le cadre de la Législation sur les services numériques (DSA) qui doit entrer en vigueur en 2023, le Parlement européen a proposé deux modifications portant sur les deepfakes. La première stipule que tout contenu généré ou manipulé qui ressemble à une entité existante doit être étiqueté par le fournisseur en tant que contenu inauthentique. La deuxième modification vise à accroître la transparence des plateformes publicitaires en ligne, en imposant également l’étiquetage des deepfakes.

Au Royaume-Uni, la proposition de loi ne fait pas directement allusion aux faux médias. En fait, le droit actuellement applicable se limite à la diffusion d’images réelles. Par ailleurs, un rapport publié en 2018 souligne le risque de freiner le développement de l’IA.

Actuellement, les seuls à proposer une réglementation stricte sur le Deepfake sont les États-Unis. Mais encore, cela concerne uniquement les États du Texas, de Virginie, de Californie, de New York et du Maryland.

Des mesures limitées et insuffisantes

Concernant la législation européenne, les nouvelles propositions semblent accorder la légitimité aux deepfakes. En effet, la DSA n’aborde pas les techniques utilisées pour la création des faux médias ni de la mesure dans lesquels ceux-ci pourront être utilisés et diffusés. En outre, un rapport critique le gouvernement britannique pour son projet de loi qui manque de clarté et de praticité.

Pendant que les Européens et les Britanniques hésitent à imposer une réglementation plus stricte sur le deepfake, la technologie continue ses ravages. Les femmes sont par exemple victimes des vidéos pornographiques deepfake. D’autre part, d’autres se font arnaquer et perdent des sommes colossales, sans oublier les banques qui se font braquer.

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