De robots humanoïdes, il y en a déjà et certains d’entre eux circulent déjà dans les rues de la Chine. Comme celui qui avait comme mission d’éliminer les humains lors d’un festival. Mais bientôt, les chercheurs vont combiner nos tissus pour créer un système informatique mi-homme mi-machine. Et ce n’est pas de la fiction, ce projet de l’Université d’Osaka consiste à faire du corps humain une partie intégrante de l’environnement informatique. La fusion homme-machine est-elle possible ?
Yo Kobayashi, chercheur principal du projet, a présenté ses œuvres dans une publication. Et d’après ce que l’on peut y voir, il est sur le point d’étudier ce que l’on appelle calcul réservoir, une méthode avec laquelle seule la couche de sortie nécessite un entraînement, tandis que le système principal (le réservoir) reste fixe.
C’est en d’autres termes une approche qui exploite les caractéristiques naturelles des systèmes physiques pour le traitement des données temporelles.
Et d’après Kobayashi, de cette manière, les tissus mous du corps humain pourraient servir à traiter l’information.
Des muscles qui calculent ? Comment la science veut exploiter leur mémoire et leur complexité ?
Yo Kobayashi a alors choisi d’étudier directement les muscles humains plutôt que de créer un modèle informatique.
Il a cependant utilisé des ultrasons pour observer comment les muscles du poignet réagissaient sous tension.
Ses recherches ont révélé que les tissus musculaires se déforment puis reprennent leur forme initiale. C’est ce qui crée ensuite un modèle qui peut être interprété comme des données.
Jusqu’ici, il n’y a rien de compliqué. Mais je me demande comment ces données pourraient-elles être exploitées pour concevoir un système robotisé intégrant les tissus humains ?
Toujours d’après Kobayashi, un bon réservoir doit combiner deux éléments, la complexité et la mémoire.
Il s’agit de deux critères que le tissu musculaire remplit naturellement grâce à ses propriétés viscoélastiques et sa relation non-linéaire entre contrainte et déformation.
Lors de tests sur des exercices standards d’évaluation des modèles d’apprentissage automatique, cette approche a réussi à prédire les résultats dans des systèmes dynamiques non linéaires.
Et ce qui est surprenant, c’est que les résultats qu’il a obtenus surpassent ceux des modèles qui ne tiennent pas compte du comportement interne des tissus.
Aujourd'hui, nous plongeons dans l'univers des robots humano?des. Ces êtres mécaniques, autrefois réservés aux pages des romans et aux écrans de cinéma, prennent vie sous nos yeux, promettant de révolutionner de nombreux aspects de notre quotidien. pic.twitter.com/L8l479jNTc
— KABClub (@club_kab) March 27, 2024
Sommes-nous vraiment à l’aube d’un futur où l’humain et la machine fusionnent pour ne faire plus qu’un ?
« Cette technologie pourrait être appliquée aux appareils portables », affirme Kobayashi. Il envisage même qu’à l’avenir, nos propres tissus corporels pourraient servir de ressource informatique.
Comme les tissus mous sont présents partout dans notre corps, un appareil portable pourrait leur confier certains calculs pour améliorer ses performances.
Sauf qu’il ne s’agit jusqu’à aujourd’hui que d’une recherche préliminaire. Kobayashi précise d’ailleurs qu’il existe peu d’études utilisant des organismes vivants comme réservoirs.
Il serait de ce fait le premier chercheur à utiliser des tissus humains vivants comme moyen de traitement de données.
Mais est-ce qu’il va y arriver ? La biologie et la robotique pourraient réellement fusionner pour aboutir à un ordinateur hybride ?
Bien que je sois fan de films de science-fiction, je n’imagine pas faire mes courses à côté d’un programme vivant ayant la tête d’un robot et le corps d’un homme.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Vous vous imaginez voir un jour une fusion entre homme et machine ? Où préféreriez-vous les poupées sexuelles alimentées par intelligence artificielles ?
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