D’où vient l’IA et où nous mène-t-elle ? Entre une consommation énergétique vorace, une automatisation du travail et des prédictions dignes de la science-fiction pour 2027, voici quatre indicateurs clés pour comprendre la révolution en cours. Quatre chiffres qui, peut-être, ne veulent rien dire pour vous, mais qui nous racontent l’histoire et l’avenir de l’IA.
L’intelligence artificielle fascine autant qu’elle inquiète. Alors que cette science s’apprête à devenir septuagénaire, son appétit, aussi bien financier et qu’énergétique, n’a jamais été aussi grand.
Voici ce qu’il faut retenir en quatre chiffres vertigineux sur l’IA.
70 ans : l’âge de raison ?
En 2026, l’IA soufflera ses 70 bougies. Tout a commencé en 1956 lors de la Conférence de Dartmouth, où une poignée de chercheurs disposant d’un budget dérisoire de 7 500 dollars ont posé les bases de la discipline.
Le contraste avec aujourd’hui est saisissant. Selon UBS, les investissements mondiaux dans le secteur atteindront 1 300 milliards de dollars en 2026.
945 TWh : l’ogre énergétique
C’est le chiffre qui affole les écologistes et les gestionnaires de réseaux. D’ici 2030, la consommation électrique mondiale des centres de données devrait grimper à 945 térawattheures (contre 415 actuellement).
L’IA générative va doubler les besoins des serveurs en cinq ans. Pour donner une échelle : 945 TWh, c’est 1,5 fois la production totale d’électricité du Canada en 2023.
Au Québec, on s’attend à ce que la consommation des centres de données soit multipliée par sept d’ici 2035.
7 chiffres sur l'utilisation de l'IA en influence par les marketeurs en 2025.
— Camille Jourdain (@camillejourdain) November 22, 2025
👉 Ces chiffres montrent une chose : l’IA ne remplace pas l’humain, elle l’amplifie.
Elle libère du temps, augmente la fiabilité des décisions et permet de mieux mesurer l’impact réel des actions.… pic.twitter.com/kV73tyA9Ja
25 % : l’impact sur l’emploi
Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), un emploi sur quatre dans le monde (25 %) est exposé à l’automatisation par l’IA générative.
Ce chiffre monte à 34 % dans les pays riches. Le rapport nuance toutefois : il s’agira souvent d’une transformation plutôt que d’une suppression pure et simple.
Les femmes (9,6 % d’exposition) sont plus concernées que les hommes (3,5 %), notamment dans les métiers de bureau, la comptabilité ou les centres d’appels.
2027 : l’année de la bascule ?
C’est la prédiction la plus sombre. Selon Daniel Kokotajlo, ancien chercheur d’OpenAI, les IA pourraient surpasser les humains dans tous les domaines dès la fin de l’année 2027.
Dirigeant le projet AI-2027, il envisage un futur où l’IA se désintéresserait de l’éthique, poussée par la rivalité sino-américaine.
Le scénario catastrophe ? Une IA utilisant des armes biologiques invisibles au milieu des années 2030. Une vision contestée par d’autres experts comme Gary Marcus, qui la juge « extrêmement improbable ».
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