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L’algorithme de Facebook : tout savoir pour en tirer profit

Algorithme Facebook

L’algorithme de Facebook a une manière propre à lui de classer les publications sur le fil d’actualité. Ce système n’est pas toujours un avantage pour les marketeurs, mais il pourrait l’être.

Tous les concepteurs des plateformes de médias sociaux visent à faire prolonger le temps qu’un utilisateur passe à faire défiler son fil d’actualité. À cette fin, l’approche de Facebook consiste à afficher les publications qu’elle juge précieux pour chaque membre. Mais comment fonctionne cet algorithme ? Et est-il possible de le tourner à son avantage ? La réponse est oui. Nous vous expliquons tout ça dans cet article.

L’algorithme de Facebook, c’est quoi ?

Auparavant, quand vous ouvriez l’application Facebook sur le fil d’actualité, vous y aviez visionné les publications par ordre chronologique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Un algorithme décide des publications à afficher, en tenant compte de ce qui serait précieux à vos yeux.

Chaque fois qu’un utilisateur rafraîchit son fil d’actualité Facebook, l’algorithme effectue un ensemble de calculs pour classer les contenus par ordre d’importance. Autrement dit, il évalue chaque publication en lui attribuant une note. Précisons tout de même que l’algorithme peut aussi décider de ne pas faire apparaître un contenu.

D’après certains avis, Facebook adopte cette stratégie pour que les marques paient afin de promouvoir leur contenu. Mais pour le géant des médias sociaux, il s’agit d’un moyen de filtrer les publications pour n’afficher que ceux qui sont pertinents ou dignes d’intérêts.

Quoi qu’il en soit, l’algorithme de Facebook peut rendre les nombre de followers insignifiants quant à la portée d’un contenu.

Son évolution

Au fil des années, l’algorithme de Facebook a connu plusieurs modifications, et cela n’a sûrement pas fini d’évoluer. Pour répondre aux besoins des utilisateurs, les algorithmes de recommandation, comme celui de TikTok, donnent la priorité à certains aspects. Mais commençons par le commencement.

Les débuts de l’algorithme de Facebook

Mark Zuckerberg a lancé la plateforme de média social en 2004. Depuis la création du fil d’actualité en 2006, les publications étaient classées par ordre chronologique. Une année plus tard, l’application a intégré le bouton « J’aime ».

En 2009, Facebook décide d’accorder plus d’importance à la popularité qu’à la chronologie. Autrement dit, l’algorithme a commencé par placer en tête de liste les contenus les plus appréciés. Au bout de deux ans, il s’est plus concentré sur chaque utilisateur en proposant des contenus plus pertinents. Il donna ainsi la priorité à l’engagement et des échanges avec la famille et les amis.

Puis, en 2015, les développeurs ont ajouté un nouveau paramètre qui permet de « choisir qui afficher en premier ». L’algorithme de Facebook a également commencé à rétrograder les contenus jugés excessivement promotionnels.

Plus de signaux de classement

En 2016, un nouveau signal de classement a été intégré dans le système, notamment le temps. En termes simples, plus un utilisateur passe du temps sur une publication, plus celle-ci est considérée comme ayant de la valeur. Les vidéos en direct étant plus attractives, l’algorithme de Facebook leur a donné la priorité.

Après un an, il a adopté une nouvelle approche en tenant compte des réactions au lieu du simple pouce bleu. Quant aux contenus vidéo, le taux d’achèvement permettait d’en déterminer l’intérêt.

Au cours de l’année 2018, la nouvelle priorité concernait les « interactions sociales significatives ». L’année d’après, l’originalité et la qualité des contenus ont pris le devant. Par ailleurs, l’engagement mutuel entre les utilisateurs (« amis proches ») a également été pris en compte.

Au cours des deux dernières années

En 2020, la plus grande entreprise de Facebook a été de faire en sorte que les utilisateurs comprennent mieux le fonctionnement de l’algorithme. Toutefois, ceux-ci remettent en cause l’impact de l’exploitation des données sur leur vie privée. D’autre part, une autre préoccupation concerne la promotion de la désinformation.

Précisons que l’algorithme de Facebook est en réalité un algorithme de machine learning multicouche qui apprend de ses erreurs. Depuis 2021, les utilisateurs ont la possibilité de personnaliser leur fil d’actualité. Pour faire simple, l’algorithme effectue une enquête auprès des utilisateurs pour déterminer les publications à afficher ou non. Et toujours en tenant compte des interactions significatives, Facebook continue de privilégier les amis aux éditeurs. À cet effet, il a ajouté l’option « Favoris » que chaque utilisateur peut sélectionner manuellement.

Comment fonctionne l’algorithme de Facebook ?

Entre autres, l’algorithme de Facebook évalue les publications pour en déterminer lesquelles méritent d’être affichées sur le fil d’actualité. Pour s’y prendre, il prend en compte divers facteurs pour calculer les probabilités.

Ces facteurs sont extraits des messages et des contenus dans le réseau d’un utilisateur. Cette première étape est connue sous le nom de filtre inventaire. En outre, avant de faire des recommandations, l’algorithme fait d’abord des prédictions. Il prédit, pour ainsi dire, comment l’utilisateur réagira à un contenu en particulier.

En se basant sur cette analyse prédictive, l’algorithme attribue des scores de pertinence pour filtrer les publications (classer ou déclasser). Concernant les contenus rétrogradés, il s’agit généralement des pièges à clics et de la désinformation. L’option « Masquer la publication » est également un moyen que Facebook utilise pour filtrer les contenus.

Les signaux de classement

Les signaux de classement utilisés par l’algorithme de Facebook peuvent être répartis en deux groupes. Le premier, les signaux passifs, sont des critères qui n’impliquent pas une action directe (clics). Quant à la deuxième catégorie, les signaux actifs, il s’agit des engagements traduits par les interactions.

Facebook affirme utiliser des milliers de signaux pour classer les publications. Néanmoins, il existe quatre points autour desquels l’algorithme tourne principalement.

Les relations

Dans l’idée de privilégier les amis et la famille, ce premier signal se rapporte aux comptes avec qui l’utilisateur interagit le plus souvent. Il peut être question d’une personne, d’une entreprise, d’une page d’information ou d’une personnalité publique. L’algorithme prend en compte les messages, les identifications, les abonnements aux pages, etc.

Le taux d’engagement

Le taux d’engagement se rapporte en fait à la popularité d’une publication. Autrement dit, l’algorithme de Facebook évalue les contenus à partir des réactions, des commentaires et des partages. Il tient également compte des interactions négatives notamment le fait de « masquer la publication » ou de retirer la mention J’aime.

Pour vous aider à vous faire une idée de tout ce que cela signifie en pratique, voici comment l’algorithme de Facebook évalue les interactions. Une mention J’aime équivaut à un 1 point supplémentaire, un commentaire en vaut 6 tandis qu’un partage en vaut 13. En revanche, une interaction négative peut faire perdre 100 points à une publication.

Le type de contenu

D’autre part, une autre couche de l’algorithme se concentre sur le type de média avec lequel l’utilisateur interagit le plus souvent. Il utilise ce signal pour déterminer quel contenu afficher, en se basant donc sur le ce qu’il contient (vidéo, photo, lien, etc.).

La récence

Certes, l’ordre chronologique a, depuis longtemps, été dépassé par les autres signaux de classement. Cependant Facebook tient compte de la récence d’un message. Par conséquent, tous les facteurs de sélection que nous avons cité précédemment, combiné à la date et l’heure de la publication déterminent quelle publication placer en priorité.

Quel est l’impact de l’algorithme de Facebook ?

Entre autres conséquences de l’algorithme de Facebook, il a un impact important sur les entreprises, notamment de marketing. Premièrement, le tri des publications signifie que les marketeurs devront déployer plus d’efforts pour que l’algorithme leur attribue un bon score. Mais une intensification des efforts de marketing se traduit également par une augmentation des dépenses.

En outre, une fonctionnalité assez récente de Facebook pour iOS d’Apple consiste en la possibilité de refuser le partage des données. Pour les utilisateurs particuliers, cela permettrait de voir moins de contenus promotionnels. Mais pour les entreprises, c’est une limitation supplémentaire aux efforts de publicités. En termes simples, l’algorithme de Facebook entraîne une baisse de la portée des publications organiques.

Faire parler les chiffres

Depuis la mise à jour sur iOS, une étude a révélé une baisse de 60 % des ventes chez les petites entreprises. Par ailleurs, si la portée moyenne d’une publication organique était de 7,7 % en 2018, en 2020, elle n’était que de 5,2 %. Quant au taux d’engagement moyen, elle est passée de 0,25 % en 2020 à 0,08 % en 2021 pour les comptes qui ont plus de 100 000 abonnés.

Comment battre l’algorithme de Facebook ?

Tous ces impacts peuvent donner l’impression que Facebook va causer la perte des entreprises avec son algorithme. Cela pourrait être le cas si celles-ci n’améliorent pas leurs performances. Cependant, il existe bel et bien des moyens de prendre le dessus sur le système. Voici donc comment vous pouvez vous y prendre pour tourner la situation à votre avantage.

Travailler sur le contenu

Vous l’aurez compris, l’algorithme accorde plus d’importance à la qualité d’un contenu qu’au nombre de publications. De plus, il doit être significatif pour le public cible. À cette fin, veillez à diversifier le contenu en créant un message tendance et intéressant pour le public. Une publication est considérée comme significative si elle suscite la conversation et retient l’attention des utilisateurs. Évidemment, cela implique une bonne connaissance du public.

Le type de contenu qui attire le plus d’audience et de partage est probablement une vidéo. Néanmoins, avec des messages inspirants et éducatifs ou des questions, vous pouvez inciter plus d’engagements sur vos publications.

Avoir un bon timing

Le premier point que nous devons aborder en matière de timing est la régularité des publications. Si vous publiez de manière régulière, vous avez plus de chance d’obtenir une meilleure portée organique.

D’un autre côté, il est essentiel de publier au bon moment, c’est-à-dire quand le public est le plus actif. À ce niveau, la récence joue un rôle important. Vous pouvez donc analyser le comportement de vos abonnés et agir en conséquence. Pour cela, référez-vous à l’outil Facebook Audience Insights qui fournit également d’autres informations potentiellement utiles.

Pour ces deux points, il existe des outils de gestion des médias sociaux qui vous aideront à planifier vos publications. 

Interagir avec le public

Comme toute bonne stratégie de marketing, veillez à apporter une touche personnelle à votre approche. Vous pouvez, par exemple, répondre individuellement aux commentaires. Pour les clients, cela signifie que vous leur accordez de l’importance. De plus, quand vous répondez aux utilisateurs, cela augmente le taux d’engagement faisant en sorte que la publication apparaisse sur leur fil d’actualité.

Obtenir un badge Vérifié

Nous avons aussi vu que l’algorithme de Facebook privilégie les contenus originaux et authentiques. L’obtention d’un badge « Vérifié » permet donc de le faire céder, car cela signifie que votre page est authentique. Cela améliore également l’image que le public peut avoir de votre marque.

Facebook Ads

Facebook propose une solution efficace qui permet de déjouer l’algorithme : les publicités. Cette fonctionnalité payante permet à la fois d’améliorer la visibilité auprès des abonnées, mais surtout d’atteindre de nouveaux publics. Elle va au-delà de la portée organique étant donné que celle-ci ne touche généralement que les gens qui suivent déjà votre page.

Les stories

Si la question est « comment contourner l’algorithme de Facebook ? », passer par les stories serait la réponse la plus adéquate. En effet, comme une journée ne s’affiche pas dans le fil d’actualité, cela signifie tout simplement qu’elle n’est pas soumise au filtrage de contenu.

Mais même dans ce cas, la qualité, le timing et l’originalité restent primordiaux. En fin de compte, l’objectif reste avant tout d’accroître l’engagement du public.

Les hashtags

Dans tous les médias sociaux, les hashtags sont bien connus pour aider à optimiser les publications. Sans devoir payer une somme, c’est un moyen assez efficace pour se faire remarquer par des utilisateurs non abonnés. Cependant, il est inutile de suroptimiser en utilisant trop de hashtags. Contentez-vous d’en utiliser deux ou trois en choisissant les plus pertinents pour votre contenu.

Éviter le clickbait et la désinformation

Certaines approches visent très clairement à appâter l’engagement. C’est le cas des publications qui incluent des messages tels que « cliquez sur J’aime/aimez/partagez si vous êtes d’accord ». En réalité, l’algorithme de Facebook rétrograde généralement ce genre de contenu pour abus. De même, il n’apprécie pas les deepfakes et la désinformation. Évitez donc de tomber dans ces pratiques faciles.

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