L’IA générative achats suscite de fortes attentes, mais son déploiement reste rare.
Alors que l’IA générative s’impose comme une priorité dans les services achats, sa mise en œuvre concrète reste l’exception. Une étude menée auprès de 50 décideurs européens révèle que seules 5 % des entreprises ont industrialisé ces technologies. Les pilotes se multiplient, mais l’écart entre volonté stratégique et exécution se creuse. EFESO dévoile un état des lieux précis dans son baromètre 2026.
Une technologie omniprésente… mais rarement industrialisée
Le deuxième baromètre CPO Annual Pulse révèle une situation paradoxale : l’IA générative est massivement explorée, mais peu mise en œuvre à l’échelle. Trois quarts des entreprises interrogées en sont encore au stade expérimental et oscillent entre phases d’exploration et pilotes ciblés. Seulement une entreprise sur cinq a engagé un déploiement partiel, signe d’un écart croissant entre promesse technologique et réalité opérationnelle.
Cette prudence ne traduit pas un désintérêt, mais une démarche plus disciplinée. « Les directeurs achats ne se demandent plus si l’IA générative fonctionne, mais où elle fonctionne et dans quelles conditions », explique Gaël Sandrin, Principal chez EFESO.
Des cas d’usage bien définis, un déploiement conditionné
L’étude pointe des domaines d’application où la technologie commence à produire des résultats concrets : la revue contractuelle, la cartographie fournisseurs ou encore l’automatisation des RFx. Des fonctions en amont du cycle achat, moins risquées et riches en données. Mais pour des usages plus complexes, comme la négociation assistée, les entreprises restent en retrait.
Un autre enseignement du baromètre : la fracture entre grandes entreprises et PME se creuse. Si huit grandes structures sur dix utilisent déjà l’IA générative de manière régulière, elles ne sont que quatre sur dix côté PME. Manque de ressources, absence de programmes structurés, dépendance aux initiatives isolées : les freins sont bien identifiés.
La maturité technologique devient un facteur de différenciation
Alors que la majorité des directions achats a expérimenté l’IA générative, seules 34 % se déclarent pleinement satisfaites des résultats obtenus. En cause : la fiabilité des données, les enjeux de conformité, mais aussi les lacunes en compétences spécialisées.
Pour Kenneth Sievers, Associé chez EFESO, l’année 2026 marque un tournant : « Ce ne sera pas l’année de l’industrialisation massive, mais celle des choix structurants. Certaines organisations avanceront, d’autres resteront bloquées en phase pilote. » En toile de fond, un mouvement de fond : celui du passage d’un engouement généralisé à une mise en œuvre ciblée, dictée par la rigueur des données, la gouvernance et la création de valeur prouvée.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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